LES ESPAGNOLS DEMANDANT UN ROI
18 oéoBBum 1808.
Si les Espagnols persistent à ne vooloir ni do prince des Asturies, ni du duc de Madrid, ni du doc de Montpensier» il ne leur restera donc à choisir qoe la répoblique fédérative, la seule forme définitive de gouvernement qoi convienne à leur pays, ainsi qoe Fa proové Texpérience qo*iIs en ont faite de 1808 à 1814, Tone des époqoes les plus glorieoses de leor histoire.
Cest le lendemain d*une révolution que toutes les difficultés s'accumulent, que toutes les exigences se grossissent et s'amassent, que toutes les divisions intestines s*aigrissent, que le crédit s'arrête , que les caisses publiques se vident , que la misère aogmente et fermente. Si depuis le 19 septembre l'Espagne a pu se passer d'un roi , quel moment choisirait-elie pour en prendre un ? Elle choisirait le moment où toutes ces difficultés seraient aplanies, on toutes ces exigences seraient apaisées , lorsque enfin un roi serait moins nècessaireque jamais, si jamais un roi était nécessaire et bon à autre chose qu'à croquer les marrons tirés du feu par un gouvernement intérimaire.
Malgré les sanglantes journées de décembre à Cadix, malgré l'impitoyable victoire remportée sor les rebelles du lendemain par les rebelles de la veille, toutes les probabilités définitives sont en faveur de la république fédérative ;
car, quoi qu'en ait dit le maréchal Prim, il sera plus facile de trouver en Espagne des républicains pour y fonder la République fédérative, que de trouver un monarque pour y rétablir la monarchie durable.