LES FAUTES SUCCESSI4/ES
intérim , c'est le conseil que noas D*hésitioDs pas à donner le 10 septembre dans Tarticle intitulé : L* associée de la Frakcb, conseil sur lequel nous insistions, le 17 janvier 1867, dans un autre article intitulé : LE Mariage de raison.
La cinquième faute commise a été la négociation ouverte par la France avec la Hollande pour Tacquisition de la pro- TJDce et de la forteresse de Luxembourg, acquisition qu'il ne fallait pas négocier clandestinement ou qu'il fallait maintenir hautement, dès que la Prusse annonçait l'intention formelle d'y mettre obstacle.
Ces cinq fautes successives, qu'il a été successivement possible de prévenir ou de réparer, maintenant qu'on a laissé à la défiance et à la rivalité entre la France et^ la Prusse le temps de naître et de grandir, ces cinq fautes accumulées, il n'y a plus que deux moyens de les effacer; ce sont ceux que nous avons indiqués dans l'ordre suivant :
Oa la formation soit d'un État, soit de deux États intermédiaires entre la France et la Prusse, avec condition préalable et expresse de raser toutes les forteresses enclavées entre les limites actuelles de la France et ses limites naturelles ;
Ou, — en cas de refus de la Prusse de consentir et de concourir à la formation soit de l'État., soit des deux États ci-dessus indiqués, — la rentrée de la France parla victoire dans ses limites naturelles, llevenues ses limites nécessaires.
Est-il vrai de dire que cette alternative implique contradiction ?
Dans toutes les négociations, de quelque nature qu'elles soient, est-ce que le plus souvent on ne déclare pas que si la proposition faite n'est pas acceptée, celle qui suivra sera plus stricte sans être moins équitable ?
Si, (^omme nous persistons à le croire, la guerre est fatale entre la France et la Prusse, c'est une raison de plus pour
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que le gouvernement français se mette en position de prendre l'Europe à témoin qu'il a proposé pour éviter la guerre tout ce qui était juste et raisonnable, puisqu'il a proposé de renoncer à tout agrandi3sement territorial, à la seule condition du rasement de toutes les forteresses enclavées qui le menacent, el qui Tobligent d'entretenir indéfiniment une armée effective de neuf cent mille soldats et une armée éventuelle de cinq cent mille gardes nationaux mobiles , ce qui serait à la longue la dépopulation et rappauvrissement du pays.
Les moyens d'exécution de ce rasement sont, comme nous l'avons dit : *
On la Belgique agrandie par l'annexion des Pays-Rbénans, et formant un État franco-germanique de 9,500,000 habitants;
Ou la Belgique demeurant ce qu'elle est (1), et ayant pour contre-fort qui l'appuie un autre royaume également neutralisé, le royaume des Pays-Rhénans, dont la souveraineté pourrait être donnée en échange au roi de Saxe, ainsi relevé de son humble condition de roi vassal (2).