LA SÉRÉNITÉ
Sobre autant que vigoureuse de la part de la minorité, dont tous les coups, dont tous les discours ont porté^la discussion générale a été fermée ; le regret qu'elle nous laisse, c'est qu'il ne se soit pas trouvé sur les bancs de l'opposition législative un Michel (de Bourges) qui ait mis le gouvernement à la torture par ce dilemme : « Reconnaissezvous, avouez-vous que vous avez eu tort de laisser se former à nos frontières deux grandes agglomérations, la grande agglomération italienne et la grande agglomération allemande, sans en profiter pour réédifier la grande agglomération française de 1801, détruite par les traités de 1814 et de 1815? Reconnaissez-vous que votre revendication, en 1860, du versant septentrional des Alpes n'a été qu'une inconséquence si elle n'impliquait pas, en 1866, au même titre et par les mêmes motifs, la revendication de la rive méridionale du Rhin? Cette funeste inconséquence, êtesvous déterminé à l'efiacer? cette immense faute, êtes-vous résolu à la réparer à tout prix? Alors, soyez logique, et prenez activement toutes les dispositions nécessaires afin d'être en mesure, au printemps, de venir proposer à cette tribune la levée en masse de tous les Français aguerris par l'apprentissage des armes! Persistez-vous, au contraire, à penser et à soutenir que vous n'avez commis aucune faate, et que jamais les destinées de la France n'ont été meil-