DEUXIÈME FAIT
En 1835, plus heureux que le dac de Berry, le roi Louis- Philippe, passant le 28 juillet une grande revue de la garde nationale sur les boulevards, échappe miraculeusement, lui et ses fils, qui raccompagnaient, aux projectiles votnis par la machine Fieschî. Le même cri qu'en 1820 s*èlève en 1835 contre la liberté de la presse , cette fois encore accusée non moins faussement de complicité morale,, et les mêmes rigueurs sont invoquées contre elle. C^est ce que constate également en ces termes Fexposé des motifs du nouveau projet de loi :
En 1835, à la suite de Tattentat Fieschi, le gouvernement demande des armes nouvelles : lié par une charte plus explicite que celle de 1814, il ne rétablit point pour les délits de presse la juridiction correctionnelle à laquelle était revenue la Restauration; mais il retouche à certaines qualifications, et range sous la défini* tion de Tattentat des faits qui ne constituaient antérieurement que des délits, d^autres faits qui constituaient déjà des crimes ; puis il crée pour ces attentats ainsi définis la compétence facultative de la Chambre des pairs, et permet ainsi à Faction publique d'opter entre deux juridictions. Il élève le cautionnement, interdit le compte rendu des procès pour outrage, injure ou diffamation, ^
oe permet pas à Taccasé de faire défaat dès qu*il a compara et assisté aa tirage da jary.