‹ La Voix du Bon-PasteurChapitre 33 sur 88 · GERBE DE SOUHAITS · texte numérisé non relu

GERBE DE SOUHAITS

J’AR LE j^ÈRE JV1. JL. DE LA pROIX

Belle collection de cartes très fines en six teintes différentes, ornées de dessins et imprimées en diverses couleurs, tranches dorées striées, réunies par séries de six sujets en une jolie couverture onyx formant pochette.

{ Souhaits de Fête (6 sujets).

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l Souhaits Printaniers (6 sujets).

Prix de chaque pochette : 3.95 ; étr., 5.35

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Printaniers

e dépose mes vœux dans la goutte de rosée qui perle aux pétales des fleurs, et je les enchâsse dans ce brillant diamant qui scintille aux rayons du soleil levant, pour qu’ils réjouissent votre cœur par leur délicatesse et leur pureté.

Chaque goutte de rosée reflète un souhait nouveau. Voyez-y briller tous les feux de mon ardente affection. C’est JÉSUS qui leur donne leur ardeur et leur clarté.

Premier Sermon D'une petite fille De Di* ano

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a Sainte Vierge apparut un jour à sainte Rose de Viterbe et lui ordonna d’aller revêtir l’habit du tiers-ordre de Saint François. Rose transportée de joie, courut à l’Eglise de Saint- François. Après la messe qu’on célébra solennellement, elle se dépouilla des livrées du monde et fit à haute voix, entre les mains du Prêtre et en présence de tout le peuple, les trois vœux religieux.

Lorsque après la cérémonie elle se retourna vers le peuple, pour revenir à sa place, un cri d’admiration s’échappa de toutes les poitrines ; des larmes de tendresse coulèrent de tous les yeux, chacun voulait l’approcher pour la voir, pour la toucher.

Il y a dans la sainteté comme une vertu puissante qui assiège les cœurs et les attire. Comment d’ailleurs ne pas être ému à l’aspect d’une petite fille de dix ans qui, avec une connaissance pleine et entière, vient de se donner à Dieu sans réserve et pour toujours 1

Ses pieds nus, son corps miné par les privations, ses yeux amoureusement collés sur un crucifix qu’elle tenait dans ses mains, son front où avec une céleste sérénité rayonnait la plus aimable candeur, son visage d’ange qui se détachait radieux et tendre des plis informes d’une grossière tunique, comme le ferait un lis délicat et pur du milieu d’àpres épines, produisaient un effet merveilleux dans les âmes.

Quand elle fut hors de l’église on voulut l’entendre. La parole s’élança de ses lèvres, abondante, majestueuse, enflammée. Elle parla avec tant de véhémence du malheur de ceux qui vivent loin de Dieu, elle fit sur son crucifix, qu’elle inondait de pleurs, un tableau pathétique si navrant de l’état déplorable où le péché avait réduit son aimable Jésus, elle employa pour porter les coupables au repentir des raisons si énergiques, qu’il n’y eut pas de cœur qui ne s’avouât vaincu.

Les sanglots firent irruption partout, de tous les côtés ce ne fut qu’une immense explosion de voix qui s’élevaient vers le ciel pour implorer miséricorde et pardon. Jamais peut-être la parole de Dieu, si pénétrante quand elle est maniée par une àme innocente et pure, n’avait agi avec tant de puissance et de supériorité sur la masse d’un grand peuple par la bouche d’une simple petite enfant.

—Si.

Jésus, le diüin Javdiniev

|OTRE âme est un parterre et Jésus en est le divin Jardinier. Il se plaît à y cultiver les fleurs de toutes les nuances et de tous les parfums. Les fleurs sont nos vertus ; et leurs parfums, l’amour qui s’en dégage pour embaumer notre Bien-Aimé.

vrantes et de

Dans ce céleste parterre aux plantes odoriférantes, Jésus jouit et se plaît, comme nous au milieu des joies eniamour embrasé qui coulent du Cœur vermeil de notre divin Jardinier. Son bonheur est d’y faire fleurir les plus belles fleurs et d’en varier les teintes et les arômes.

Habile à cultiver, puissant à féconder, expert à émonder, attentif à ménager à point le soleil et la rosée, délicat à cueillir et ingénieux à marier artistement les couleurs et à varier les parfums, Jésus forme de toutes les vertus écloses dans notre âme des bouquets précieux qu’il offre ensuite à sa Mère pour en orner l’autel du Ciel, où Lui et Marie conservent pour la Gloire les vertus et les mérites de leurs enfants de la terre.

Pour rendre son parterre plus beau, Jésus ne néglige rien. Il y trace des allées par où II circule librement pour y transporter les croix qui Lui servent de tuteurs ; les outils tranchants avec lesquels II fait les entailles nécessaires aux greffes qui font ensuite produire aux plants sauvages des fruits délicieux ; les eaux fécondantes de sa grâce destinées à arroser

kÈVÜE DE LÀ SAÏNÏE-FACÉ

abondamment les plantes qui, sans cela, ne pourraient ni sortir de terre, ni croître, ni donner des fleurs.

Il remue la terre profondément, autant qu’il le faut pour permettre aux vertus d’y prendre racine, et II y dépose, comme principe de fécondité, l’humilité, le renoncement, la mortification et la mort à soi-même, d’où germent ensuite toutes les autres vertus sous l’influence du soleil vivifiant de l’amour.

Il y fait à plaisir des bordures d’humbles violettes, où s’étalent modestement les petites vertus dont la pratique est constante dans notre vie. Il y élève de nombreux massifs, où II entasse les sacrifices pour y planter les fleurs qu’il veut mettre plus en vue. Ce sont, dit-on, les fleurs les plus vivaces, qui durent le plus longtemps et donnent les parfums les plus suaves ; et cela, parce qu’elles ont été arrosées avec des larmes et que les larmes sont le parfum du cœur.

Connaissant la nature de toutes les fleurs de son parterre, Jésus donne à chacune les soins qui lui conviennent. Il en est qu’il met à couvert, afin que les grands vents ne les brisent point. Il en est d’autres qu’il expose au grand soleil, afin de leur faire porter plus vite des fruits. Il en est de privilégiées qu’il arrose de son Sang, afin qu’elles portent visiblement son amoureuse empreinte et qu’elles exhalent, avec la souffrance divine du Calvaire, la douceur et les suavités du Cénacle.

Jésus aime à se reposer au milieu des fleurs de son parterre. Il jouit d’y voir cette magnifique floraison de vertus, et II va de l’une à l’autre pour en admirer la beauté et en respirer le parfum. Il assiste amoureusement à la vie et à la croissance de tout ce qu’il a Lui-même planté. Quand la fleur s’épanouit riante au soleil levant, c’est Lui qui la caresse de ses premiers sourires. Quand la goutte de rosée perle à ses pétales qui s’éveillent, c’est Lui qui pose des diamants là où il y avait des pleurs. Quand elle s’épanouit radieuse aux rayons de l’astre du jour, c’est Lui qui la réchauffe et la féconde. Et quand, le soir, elle ferme sa corolle pour faire silencieusement sa prière, c’est encore Lui qui répand la paix et la sérénité partout où l’amour se recueille pour prier.

Jésus , le divin Jardinier, ne fait que passer sur cette terre, comme d’ailleurs les fleurs de sôn parterre. Mais pour empêcher les fleurs de se faner, Il les transporte au Paradis où elles se changent en immortelles. C’est ainsi que nos vertus, cultivées avec soin sur la terre, ornent les parterres divinement embaumés dans l’éternelle Patrie.

Article édité en un très joli livret illustré, doré sur tranche. — Prix :

LA VOIX DU BON-i>ASTÈÜR

Dévotion croissante à la Sainte-face an Canada

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