PROTECTIONS CONTRE LE FEU
C’est un fait bien établi par un grand nombre de témoignages, que la confiance en la Sainte-Face pour être préservé contre le feu est très répandue dans nos populations. Cette confiance a été récompensée maintes fois par des protections vraiment extraordinaires. En voici quelques exemples.
Merveilleuse protection racontée dernièrement à un Père de la Fraternité Sacerdotale. — Un feu de forêt soufflait avec une impétueuse violence dans la direction de la maison et des dépendances de M. X. Sentant l’élément destructeur triompher de tous les efforts faits pour enrayer sa marche, épuisé de fatigue, voyant que seule une action de la Providence pouvait empêcher le désastre, M. X. alla prendre à sa maison l’image de la Sainte-Face. Il la suspendit à quelque distance en face des flammes crépitantes. On lui dit : « Tu vas faire brûler ton image. » « Laissez-moi faire » dit-il avec assurance. Sa foi fut récompensée, car le feu respecta non seulement toutes les constructions mais aussi l’image elle-même exposée aux flammes.
Cet évènement a eu lieu il y a de longues années ; et M. X. était encore tout ému en le racontant.
Foi d’un protestant récompensée. — Un incendie faisait rage à Manchester, aux États-Unis. Un grand nombre de maisons avaient déjà été détruites. Le vent poussait le feu sur une maison habitée par un protestant. Il était venu à sa connaissance qu’un de ses voisins avait une image de la Sainte-Face. Il alla la demander, l’obtint et la suspendit au mur de sa maison. Chose merveilleuse : sa maison fut seule épargnée. Celle du voisin qui n’avait pas cru devoir garder pour lui son précieux talisman devint la proie des flammes.
Ce fait me fut raconté par un homme qui passe pour une canaille, mais dont la foi en la Sainte-Face fut cause qu’il acheta une des plus belles en allant même emprunter l’argent chez un voisin.
Préservation instantanée. — Dans un village, non loin des Trois- Rivières (Canada), des voisins vinrent un jour avertir un propriétaire qu’ils voyaient du feu sur la toiture de sa maison. On se rendit vite compte du danger, car les flammes passaient déjà à travers la toiture. On se mit aussitôt en prière au pied de la Sainte-Face. On jeta un seau d’eau sur la maison et les flammes s’éteignirent aussitôt.
Même protection contre la glace. — Il y a environ trente ans, le fleuve Saint-Laurent fut obstrué par les glaces. Il en résulta une crue très rapide et très haute des eaux entraînant avec elles d’énormes blocs de glace qui emportaient tout sur leur passage. Les membres de la famille X voyaient avec effroi la glace poussée par le vent, soulevée par les eaux, s’accumuler avec fracas en formant des montagnes remuantes. Les terribles vagues que rien ne pouvait endiguer se dirigeaient sur la maison. Bientôt elles furent à quelques pieds à peine. Alors on suspendit sur la galerie l’image de la Sainte-Face, et les places s’arrêtèrent tout près.
Pdqueô îfforace lertiet
n 1853, Horace Vernet, le peintre illustre, avait voulu revoir l’Algérie qu’il avait déjà visitée quelques années auparavant.
Une rencontre le mit en présence du R. P. dom François Régis, abbé de la Trappe africaine de Staouëli. Voici comment le biographe du saint religieux raconte cette entrevue et ses suites.
Un jour, on vint avertir le P. Régis qu’un étranger demandait à lui parler. L’abbé se trouvait alors dans les champs. S’empressant de retourner au monastère, il vit venir au-devant de lui un beau chien qui, le nez au vent, précédait un chasseur équipé de neuf, avec buffleterie et magnifique havresac en bandoulière.
« Me reconnaissez-vous ? dit Horace Vernet, en se présentant.
— Mais oui, Monsieur, répondit l’abbé avec une parfaite courtoisie et je suis fier que vous n’ayez pas oublié l’engagement que vous avez bien voulu prendre de venir me voir à Staouëli. »
Aussitôt, s'offrant à lui servir de guide, le bon Père lui fit parcourir le monastère et ses alentours. La visite terminée, on continua la promenade dans la campagne. Le grand artiste avait pris le bras du religieux, et peu à peu, s’ouvrant à la confiance, lui dévoilait les préoccupations douloureuses qui agitaient son cœur.
Le P. Régis l’écouta d’abord avec étonnement, admirant l’abandon plein de franchise et de vivacité de ce premier entretien. Bientôt, cette confiance sans réserve le toucha et il eut la pensée d’en user discrètement pour le bien du nouvel ami qui se jetait dans ses bras.
« Monsieur, dit-il tout à coup, comme frappé par une idée lumineuse, nous sommes à la veille du dimanche des Rameaux. Vous avez déjà fait les deux tiers de ce qu’on a coutume de faire à cette époque de l’année. Il ne vous reste plus qu’à vous incliner pour dire : Benedic mihi, Pater : Bénissez-moi, mon Père. »
La brusquerie de ce dénouement ne devait pas déplaire à Vernet, dont l’imagination prompte et le caractère résolu s’accommodaient peu des prudentes transitions de la timidité.
« Eh bien, mon Père, répondit-il avec une simplicité d’enfant, si vous le voulez, j’y consens.
— c N’allons pas si vite en besogne, reprit le Père avec son aimable familiarité, Je vous laisse ce soir à vos graves pensées et je retourne à mes affaires.»
Pendant huit jours, tout entier à de pieux exercices, Horace Vernet oublia ses amis d’Alger, qui s’inquiétaient de sa disparition.
Et toute la colonie se demandait ce qu’était devenu le joyeux et aimable causeur que la société algérienne se disputait. Quand on apprit qu’il vivait à la Trappe avec toute la régularité d’un religieux, ce ne fut qu’un cri de surprise et d’incrédulité.
Peu préoccupé de l’émotion dont il était la cause involontaire, Horace Vernet se disposait à faire ses Pâques, édifiant les habitants du monastère par son ardente piété.
La veille du grand jour, ne pouvant presque pas croire au bonheur qu’il éprouvait :
« Je veux, dit-il au P. Régis, offrir à Dieu tous les colifichets que j’ai reçus, et sanctifier ainsi cette vaine gloire de l’homme. »
Sur son ordre, on apporta d’Alger l’écrin qui renfermait les plaques et les croix dont il avait été décoré. Il les étala sur sa poitrine, qui en fut couverte, prétendant en faire hommage au Dieu de l’Eucharistie.
Lorsqu’il se leva pour aller communier, des larmes de délicieuse émotion tombaient de ses yeux.
Le même soir, on lui permit, sur ses instances, de s’asseoir à la table commune, à côté du Père abbé et de prendre part au maigre repas de la communauté.
Il partit ensuite, et en quittant la maison saintement hospitalière, où son cœur avait retrouvé la paix, il dit avec émotion aux religieux qui l’accompagnaient : « Ce jour est le plus beau de ma vie 1 »
Rendez-vous hebdomadaire de tous nos Abonnés et Assoeiés
C’est le Jeudi, à sept heures (heure de Paris), que se célèbre la Sainte Messe pour nos Abonnés à la Revue et pour les Associés de nos diverses Œuvres. Les intentions de tous y sont recommandées. Que chacun s’unisse d’esprit et de cœur au Prêtre immolant alors pour eux la divine Victime qui purifie les âmes et sauve le monde.
C’est également à la même heure, mais heure de Québec, que se célèbre cette Messe hebdomadaire au Centre de l’Œuvre, au Canada.
g jgjarie, 60 yez ma Consolatrice
O Marie, consolez-moi dans mes souffrances corporelles, lorsque la maladie me visite et que mes infirmités se prolongent. Montrez-moi la croix où Jésus expire, et faites-moi sentir la douceur de souffrir avec Lui.
O Marie, consolez-moi dans mes peines d’esprit, lorsque le doute me torture et que les ténèbres m’envahissent. Fortifiez ma foi et faites luire à mes yeux la lumière de la vérité.
Nihil obstat : P. Pourrat, S. S Censor
Maison du Bon-Pasteur, 228, Boulevard Péreire, Paris (17®) Chèques postaux — Compte n® 208 64 Paris