Le bonheur mensonger
Par le fait que chacun peut se fabriquer un bonheur à sa guise, selon son tempérament, ses caprices et ses passions, il est inévitable qu’il y ait souvent des déceptions. Si l’on a le malheur d’obscurcir sa raison et de mal orienter son cœur, on suit qne pente fatale, où il y aura peut-être quelques joies passagères, mais qui aboutira nécessairement à la surprise et au désenchantement.
Tout ce qui n’est pas entrevu dans la lumière d’une saine et sage raison, ne peut conduire au bonheur. Tout ce qui a pour principe la recherche d’une jouissance purement terrestre est condamné à s’atténuer graduellement et à disparaître.
Hélas ! le mensonge est souvent préféré à la vérité. Ce qui passe a plus d’attrait que ce qui demeure. Les jouissances sensibles l’emportent sur les joies si pures de la vertu.
C’est précisément un bonheur faux et mensonger que promettait à nos premiers parents le serpent tentateur ; et c’est ce qui les a perdus.
Satan est resté le père du mensonge, mais il se couvre du manteau d’une vérité apparente qui plaît souvent et éblouit ; et c’est ainsi qu’il fait des dupes et des malheureux.
Le monde est plein de ces fausses lueurs de bonheur, dont notre nature hélas ! ne s’accomode que trop. Et pourtant nous ne sommes pas faits pour un bonheur éphémère, mais pour une félicité éternelle ! Ouvrons les yeux pendant qu’il en est encore temps.