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Le bonheur qui rend heureux

11 existe ce bonheur, et tout homme est créé pour en jouir, non seulement au ciel, mais encore sur la terre. C’est le bonheur qui s’élabore ici-bas dans la pratique de la vertu, et qui s’épanouit là-haut dans les gloires de la béatitude.

Accomplir son devoir, suivre les inspirations de sa conscience, ne point transgresser les lois divines, se montrer un fils soumis de l’Eglise, et marcher dans la voie des commandements et de la vertu : voilà le vrai bonheur. Il y aura quand même des peines et des épreuves ; mais on les supportera avec joie, en pensant qu’elles sont un moyen de purification et de sanctification.

On ne le proclamera jamais trop haut : ne sont heureux que ceux qui s’inspirent en tout de sentiments chrétiens, qui cheminent dans la vie à la lumière de la foi, fortifiés par l’espérance et vivifiés par les douceurs incomparables de la charité divine.

Comment ne saisirais-je pas au vol un moyen si facile et si sûr d’être heureux, lorsque les mondains consument leur vie à le chercher sans jamais le

trouver ?

La Voix dû bon-pasteLi*

LA PENTECOTE

Wl y avait cinquante jours que Jésus était monté sur la croix, et,

41 le cinquantième jour après Pâques, les Juifs célébraient l’avè- JvJUjl nement de la Loi, promulguée cinquanié jours après la sortie de l’Egypte. Pendant cette 4‘ête , ils ô lïrài e n t à Jéhovah les prémices de la moisson. J 1 y âvait dî.\y jours que Jésus s’était élevé au Ciel ; et ceux qu’il avait laissés attendaient avec foi l’accomplissement de ses promesses.

Etant assemblés, ils entendirent tout à coup un grand bruit, comme d’un vent impétueux qui descendait d’en haut. Au même instant, il parut des flammes qui se divisèrent en langues de feu et s’arrêtèrent sur la tête de chacun, même des femmes, et ils furent tous remplis du Saint-Esprit. Jean-Baptiste avait annoncé ce baptême de feu. Pendant que les Juifs, deveuus indignes, célèbrent la fête de la Loi ancienne, la Loi nouvelle est promulguée. Dieu a agrandi le domaine de l’homme, il lui a donné des terres nouvelles et déclare qu’il veut désormais d’autres et de plus amples moissons. Le Saint-Esprit a achevé de former les ouvriers de ces moissons nouvelles.

Les Apôtres surent tout de suite qu’ils devaient s’adresser au genre humain. Ils commencèrent à parler diverses langues, selon que le Saint- Esprit les inspirait. Attirés par cette merveille, des Juifs de toutes les nations qui remplissaient la ville vinrent en grand nombre autour d’eux. Chacun s’étonnait de les entendre ; les Juifs de la Judée disaient : — Ils sont ivres !

Alors, Pierre, debout au milieu des Onze, se trouva un autre homme. Il dit : Vous vous souvenez de Jésus de Nâzareth et des miracles que Dieu a faits par lui au milieu de vous. Il vous a été livré, vous l’avez crucifié et vous l’avez fait mourir. Mais Dieu l’a ressuscité, et nous sommes témoins de sa résurrection. Or, après qu’il a été élevé au Ciel et qu’il a reçu la promesse que le Père lui avait faite d’envoyer le Sainf- Esprit, il a répandu cet Esprit-Saint que vous entendez maintenant. O peuple d’Israël, sachez donc très certainement que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié.

Ainsi parla Pierre, en face des Prêtres, des Scribes, des Pharisiens et du peuple, moins de deux mois après la mort de Jésus-Christ. C’est la première forme ou la première paraphrase du Credo , qui désormais va retentir sans relâche dans le monde entier et en changer la figure. Parmi ceux qui avaient entendu Pierre, beaucoup dire aux Apôtres : — Nos Frères, que faut-il que nous fassions ? Pierre leur dit : — Faites pénitence. Que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ pour la rémission des péchés, et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse a été faite à vous et à vos enfants, et à tous ceux qui sont éloignés, autant que le Seigneur en appellera. Ce jour-là, trois mille environ reçurent le baptême. Tel fut le premier coup de filet du pêcheur d’hommes. Louis Veuillot,

REVtJE DE LA SAINTE-FACE

(fionuerti par le sourire iie la Pierre

e Comte de Bruissard dut sa conversion au sourire de la Vierge Immaculée, reproduit par Bernadette, sa petite confidente. Écoutons-le.

J’étais à Cauterets, au moment où l’on parlait des apparitions de Lourdes. Je ne croyais pas plus à ces apparitions qu’à l’existence de Dieu ; j’étais un débauché, et ce qui est pire un athée. v>s.

Ayant lu dans un journal du pays, que Bernadette avait eu le 16 Juillet une apparition, et que la Vierge lui avait souri, je résolus de me rendre à Lourdes, en curieux, et de prendre la petite en flagrant délit de mensonge.

Je me rends donc chez les Soubirous, et je trouve Bernadette sur le pas de la porte en train de raccommoder un bas noir... Sur ma demande, elle me raconte ses apparitions avec une simplicité et une assurance qui me frappèrent.

Enfin, lui dis-je, comment souriait-elle cette belle Dame ? La petite bergère me regarda avec étonnement, puis après un moment de silence : « Oh ! Monsieur, il faudrait être du ciel pour refaire ce sourire. — Ne pourriez-vous pas le refaire pour moi ? Je suis un incrédule, je ne crois pas à vos apparitions. »

Le visage de l’enfant s’assombrit, prit une expression sévère : « Alors, Monsieur, vous croyez que je suis une menteuse ? »

Je me sentais désarmé. Non, Bernadette n’était pas une menteuse, et je fus sur le point de me mettre à genoux pour lui demander pardon.

« Puisque vous êtes un « pécheur », reprit-elle, je vais vous refaire le sourire de la Vierge ». L’enfant se leva lentement, joignit les mains et esquissa un sourire céleste. Elle souriait encore, les yqux tqlirnés vers le ciel, que j’étais à genoux devant elle, persuade d’avoir vu le ,sourire de la Viergb sur la figure de la Voyante.

Depuis, je porte en moi, dans l’intime de pon âme, ce sourire divin. Il a séché bien des larmes. J’ai perdu ma femme et mes deux filles, mais il me semble que je ne suis point seul au mqnde.

Je vis avec le sourire de la Vierge. v ,\ v,\ ,uuu\

(P. Marchet;- 'Vie-dè^Bëtiiïèéütèlte.y •' 1

LE GRAND DRAME DE L'AMOUR

L’EUCHARISTIE ET LA PASSION

étudié dans l’Evangile

( Suite)

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