‹ La Voix du Bon-PasteurChapitre 48 sur 88 · ACTE DE COMPASSION · texte numérisé non relu

ACTE DE COMPASSION

O Mère de Jésus ! qu’immense fut votre douleur ! Vous voyez votre sang couler des plaies de votre cher fils, et la chair qu’il tenait de vous, toute déchirée de coups ! mais vous n’étiez sensible à ces excès qu’autant que votre âme était unie à la sienne, et elle l’était si parfaitement que, semblait-il, une seule âme vous animait tous deux.

« Tuam ipsius animam, doloris gladius pertransibit. Votre âme, qui est la sienne, sera percée d’un glaive de douleurs ! »

Jésus souffre, et la terre tremble, les rochers se brisent, la mort rend ses victimes, le soleil s’obscurcit ! Si la nature s’attriste des souffrances de son Dieu, que ne fut pas votre douleur, ô Marie ! et que ne doit pas être la mienne !

O mon Sauveur, puisqu’il ne m’est pas possible de voir un autre Calvaire que votre saint Autel, j’y viens pour partager avec vous et votre Sainte Mère les douleurs de la Croix dont vous continuez la mémoire dans le Très Saint Sacrement de l’Autel,

Sonheup

que donne le monde

Vf y b — Le monde promet le bonheur sans le donner,

! \ I II n’en coûte pas de promettre des choses que l’on ne peut ' donner. Les promesses ne sont jamais plus abondantes que sur

les lèvres de ceux qui n’ont ni le désir ni les moyens de les tenir.

C’est bien ce que présente le monde, qui n’est que mensonge et ne peut donner la vérité, qui n’est que vanité et ne peut garantir la réalité. L’esprit du monde consiste à faire des dupes, car il sait fort bien qu’il ne réussira jamais à procurer le vrai bonheur. Depuis des siècles et des siècles qu’il cherche à éblouir et à tromper les humains. Comment peut-il changer maintenant ?

Le monde a tant et de si perfides moyens de prendre les âmes dans ses filets ! Il connaît la fragilité humaine, et il en abuse. Il trompe les hommes les uns après les autres, et il cherche à en faire ses victimes.

Tenons-nous en garde. Le danger est à notre porte.

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