JÉSUS PRÊTRE
Jésus et son Prêtre , c’est UN TOUT que je veux aimer tous les jours de ma vie ; auquel j’offrirai ma vie de prière, de travaux et de souffrance ; dont je ferai ici-bas le thème de mes chants d’allégresse et de reconnaissance, et là-haut celui de mon éternel amour dans les clartés glorieuses de l’unique et souverain Prêtre :
Jésus !
« Ce sont les idées religieuses, disait le révolutionnaire Camille Jordin, qui nous assurent les seules jouissances indépendantes du pouvoir des hommes et des malheurs de la vie. Elles donnent aux malheureux l’espérance ; elles éclairent la nuit du tombeau ! »
Ce que pensait un grand révolutionnaire de l’immortalité de l’âme
approchez par le charme de l’amitié et par le lien de la vertu les hommes qu’on a voulu diviser. Qui donc vous a donné la mission d’annoncer au peuple que la Divinité n’existe pas ?
Quel avantage trouvez-vous à persuader à l’homme qu’une force aveugle préside à ses destinées et frappe au hasard le crime et la vertu, que son âme n’est qu’un souffle léger qui s’éteint aux portes du tombeau ? L’idée de son néant lui inspirera-t-elle des sentiments plus purs et plus élevés que celle de son immortalité? Lui inspirera-t-elle plus de respect pour ses semblables et pour lui-même, plus de dévouement pour la patrie, plus d’audace à braver la tyrannie, plus de mépris pour la mort ou pour la volupté ?
Vous qui regrettez un ami vertueux, vous aimez à penser que la plus belle partie de lui-même a échappé au trépas. Vous qui pleurez sur le cercueil d’un fils ou d’une épouse, êtes-vous consolés par celui qui vous dit qu’il ne reste plus d’eux qu’une vile poussière?
Malheureux qui expirez sous les coups d’un assassin, votre dernier soupir est un appel à la justice éternelle !
Malheureux sophistes ! de quel droit venez-vous jeter un voile funèbre sur la nature, désespérer le malheur, réjouir le vice, attrister la vertu, dégrader l’humanité?
(Extrait d'un discours de Robespierre , un des chefs de la Révolution française.)
l héroisme d on prêtre
Un navire espagnol, ayant à bord un grand nombre de passagers, se rendait en Amérique. Il fit naufrage en route et le capitaine fit aussitôt descendre la chaloupe qui en un instant fut remplie de malheureux naufragés. « Où donc se trouve don Alphonse ? » s’écria-t-il ; c’était le nom de l’aumônier du navire ; le capitaine aurait voulu le faire prendre encore dans la chaloupe.
Mais celui-ci cria du haut du bâtiment qui s’enfonçait toujours : <r Adieu, amis et frères 1 C’est maintenant que mon devoir commence. » Il consola ceux qui se livraient au désespoir, confessa ses compagnons voués à la mort, leur donna les secours de la religion et fut enseveli avec les autres infortunés dans l’abîme de la mer.
kfeVtJÈ DE LÀ SAINTE-FACE
(®ttc je uouô tioitue IjcurcuT !
Bouquets de fleurs, que je vous porte envie !
Près de Jésus vous brillez nuit et jour ;
Vous n’en sortez quen y laissant la vie,
Clu’en l’exhalant aux pieds de son amour.
9\.h ! comme Vous, quand pourrai-je moi-même. Devant l’autel qui rappelle les deux,
Mourir d’amour pour vivre à ce que j’aime : Bouquets de fleurs, que je vous trouve heureux!
Brillants flambeaux, vous éclairez le temple,
Et doucement vous brûlez devant Dieu :
Pourquoi, pourquoi ne suis-je, à voire exemple, Pour mon Jésus, tout amour et tout feu ?
7\h ! je voudrais, lui prodiguant mon âme,
M’anéantir comme vous sous ses yeux.
Rvec lenteur consumés par sa flamme,
Brillants flambeaux, que je vous trouve heureux !
O vase heureux, mille fois plus encore !
Le Roi du monde est ton beau prisonnier.
Tu tiens captif ce que mon cœur adore,
Et dans ton sein le ciel est tout entier.
Rh ! qu’il est doux d’être l’humble ciboire >
Où sa beauté se cache à tous les yeux !
Secret témoin des splendeurs de sa gloire,
Vase d’or pur, que je vous trouve heureux !
Mais qu’ai-je dit? Bouquets, flambeaux, ciboire,
7 Ve suis-je pas bien plus heureux que vous ?
De mon Jésus, mon âme est la victoire,
Il la féconde et devient son époux.
7\h ! quel bonheur de posséder l’Hostie !
Plus, cher amour, d’obstacle entre nous deux.
Ru sein d’un Dieu, je bois des flots de vie :
Mon cœur, mon cœur que je vous trouve heureux !
LA voix bu boN-bAstÈük