SA MISSION
Il est de plus en plus évident que Jésus veut se servir de notre Revue pour faire du bien aux âmes. Il nous en arrive des témoignages touchants de tous les côtés, pour ne pas dire de tous les points du monde. C’est ce qui explique sa si rapide diffusion. On s’y abonne avec empressement. On nous exprime ensuite avec enthousiasme la joie d’avoir connu la Revue et d’y trouver tant de choses instructives et édifiantes pour l’esprit et pour le cœur.
Les faits sont là. Le nombre des abonnés augmente par milliers ; les Propagateurs s’inscrivent à l’ënvi, et c’est à qui trouvera le plus grand nombre d’abonnés. La Revue pénètre partout, dans les familles, les presbytères, les Communautés et Institutions de tout genre.
Il est remarquable qu’elle trouve des adhérents dans toutes les classes de la Société, depuis les plus intellectuels jusqu’aux gens les plus simples de la campagne.
Comment ne pas y voir les signes de la bénédiction divine et la volonté manifeste de Jésus de s’en servir pour se révéler aux âmes et y accroître son amour !
Quelle ne doit pas être, dès lors, la reconnaissance de tous nos abonnés et lecteurs ! Car ces grâces sont réparties sur tous et chacun. De même, c’est en esprit d’action de grâce, tout autant qu’en une prière commune pour la grande famille de nos abonnés, que se célèbre chaque semaine la Sainte Messe au centre de l’OEuvre. Nous les invitons tous de nouveau à s’y unir par la pensée, le jeudi, à sept heures (heure respective de France et du Canada).
Nous demandons, en outre, à nos chers abonnés de nous faire connaître les industries de zèle qu’ils emploient pour répandre la Revue autour d’eux. Aidons-nous ainsi à concourir tous ensemble et dans le même esprit à la mission commune que nous devons avoir à cœur pour la plus grande gloire de Jésus.
Nous sommes déjà des milliers ; mettons en commun nos grâces et nos prières, et Jésus sera plus porté à nous regarder avec bonté et à nous secourir selon nos besoins.
Confiance, amour et union fraternelle sous la houlette de Jésus le Bon-Pasteur.
REVUE DE LA SAINTE-FACE
Jtuc montre qui ô’c$t fuite toute seule
M^énelon, ce grand et aimable archevêque de Cambrai, dont les impies ffijpl eux-mêmes respectent le nom, se promenait un soir avec un enfant JJ/Jl confié à ses soins paternels.
Le ciel étincelait de mille feux. L’horizon était encore doré par les derniers reflets du soleil couchant. Tout dans la nature respirait le calme, la grandeur et la majesté... L’enfant demanda à Fénelon quelle heure il était. Celui-ci tira sa montre ; elle indiquait huit heures. « O la belle montre, Monseigneur! dit le jeune élève, voulez-vous me permettre de la regarder? Le bon archevêque la lui remit, et comme l’enfant l’examinait dans tous les sens : « Chose bien singulière ! mon cher Louis, dit froidement Fénelon, cette montre s’est faite toute seule. — Toute seule ! répéta l’enfant en regardant son maître avec un sourire. — Oui, toute seule. C’est un voyageur qui l’a trouvée dans je ne sais quel désert. Et il est certain qu’elle s’est faite toute seule. — C’est impossible, dit le jeune Louis ; Monseigneur se moque de moi ? — Non, mon enfant, je ne me moque pas de vous. Que voyez-vous d’impossible en ce que j’ai dit? — Mais, Monseigneur, jamais une montre ne peut se faire toute seule ! — Et pourquoi donc ? — Parce qu’il faut tant de précision dans l’arrangement de ces mille petites roues qui composent le mouvement et font marcher également les aiguilles, que non seulement il faut de l’intelligence pour organiser tout cela, mais qu’il y a peu d’hommes qui y réussissent, malgré leurs soins. Que cela se fasse tout seul, c’est absolument impossible ; jamais je ne croirai cela. On vous a trompé, Monseigneur. »
Fénelon embrassa l’enfant, et, lui montrant le beau ciel qui brillait au-dessus de leurs têtes : — « Que dire donc, mon cher Louis, de ceux qui prétendent que toutes ces merveilles se sont faites toutes seules, se conservent toutes seules ; et qu’il n’y a pas de Dieu ? — Est-ce qu’il y a des hommes assez bêtes et assez mauvais pour dire cela? demanda Louis. — Oui, cher enfant. Il y en a qui le disent; en petit nombre, Dieu merci : mais y en a-t-il qui le croient? C’est ce que je ne saurais affirmer, tant il faut avoir fait violence à sa raison, à son cœur, à ses instincts, à son bon sens pour tenir un pareil langage. S’il est évident qu’une montre ne peut se faire toute seule, combien cela n’est-il pas plus évident pour l’homme lui-même qui fait les montres !
INTENTIONS DE PRIÈRES
Notre Saint Père le Pape. — La sanctification du clergé. Action de grâces à la Sainte-Face pour une guérison obtenue. — Trois généreux bienfaiteurs. — Une communauté. — Trois guérisons. — Deux conversions. — Le succès d’un examen pour une étudiante. — Plusieurs intentions particulières pour faveurs à obtenir. — Un voyage. — Cinq nouveaux Prêtres, — La diffusion de la Revue, — Toutes les intentions de nos Abonnés,
Histoire de Jésus
fpfALGGUE ENTRE ^ÉSUS ET L’ENFANT
( Suite )
Épiphanie
Jésus
du fond du Tabernacle
es bergers, tu le sais, mon enfant, étaient retournés à
la garde de leurs troupeaux.
? Mais voilà que bientôt je reçus une autre visite. Des L rois, des mages, comme on les appelait, venus de pays
- éloignés, de l’Arabie, de la Perse, arrivaient avec leurs
chameaux et leurs esclaves, demandant partout où était le roi des Juifs qui venait de naître.
l’Enfant. — Oui, je le sais, mon Jésus, les mages étaient des savants et des sages ; ils savaient qu’autre-
U'f fois un prophète avait dit : « Une étoile sortira de Jacob, et annoncera la venue d’un Sauveur. » Et tous les \ jours ils regardaient le ciel.
Et voilà qu’un jour ils virent apparaître du côté de la Judée une brillante étoile : devinant que c’était l’étoile qu’ils attendaient, ils firent bien vite leurs préparatifs et se mirent en chemin. Bientôt l’étoile les conduisit
elle-même en marchant devant eux jusqu’à l’étable où Vous étiez, petit Jésus, avec votre tendre Mère et saint Joseph.
Jésus. — Mais dis-moi, mon enfant, que firent les mages en me trouvant dans un lieu si pauvre, si misérable?
l’Enfant. — Oh ! les mages, mon Jésus, ils n’y furent point trompés. Ils comprirent bien que, malgré toutes les apparences qui pouvaient Vous faire prendre pour un petit enfant ordinaire, Vous étiez le Roi du ciel et de la terre qui aviez commandé à l’étoile de les avertir et de les amener. Ils comprirent que Vous étiez leur Dieu, leur Créateur, leur Maître !
Alors ils se prosternèrent à deux genoux devant Vous, Ils courbèrent leur front jusqu’à terre et ils Vous adorèrent. Oh ! je me les représente bien ; il me semble les voir.
REVUE DE LA SAINTE-FACE
Jésus. — Oui, ils m’adorèrent ; mais toi, mon enfant, quand, amené par tes bons parents, et par la foi que j’ai mise en ton cœur, tu viens ici ; lorsque tu me vois exposé sur l’autel, dans l’ostensoir, au milieu des cierges et des fleurs, te dis-tu bien que cette blanche et fragile Hostie, c’est moi : moi, l’enfant de Bethléem ; moi, le grand Dieu qui ai créé le ciel, la terre, le soleil, les étoiles ?
Ne te laisses-tu pas influencer, tromper peut-être par des apparences si modestes ; n’oublies-tu pas « qui je suis» ? M’adores-tu à deux genoux, inclinant la tête devant moi ?... S’élève-t-il de ton cœur un profond sentiment d’adoration et d’amour ; ou, distrait, indifférent, n’est-ce pas machinalement que tu me donnes une légère marque de respect ?
L’adoration des mages
l’Enfant. — O mon Jésus, mon bon Jésus, pardonnez-moi ! Je ne suis qu’un méchant enfant étourdi, indifférent ; oh ! je Vous promets d’être plus attentif à l’avenir, de mieux Vous adorer, de mieux Vous aimer. Ah ! je ne craindrai pas de me prosterner devant votre crèche ; car je penserai que Vous qui êtes là sur l’autel, c’est Vous qui un jour me jugerez et que mon avenir éternel dépend de Vous !...
Jésus. — Mon enfant, les bergers m’avaient offert ce qu’ils avaient de meilleur. Les mages, qui étaient plus riches, m’offrirent de plus riches présents : de 1 or, de l’encens, de la myrrhe. Mais ce qui me fît le plus plaisir, c’est que les bergers comme les mages m’offrirent leur amour, leur désir de me plaire, leur adoration la plus humble, me reconnaissant pour leur Maitre, leur Roi, leur Dieu.
Et toi, enfant, en venant près de moi, ne m’offriras-tu pas quelque chose ?
l’Enfant. — O mon Jésus, je suis bien petit; j’ai bien peu de chose
à Vous offrir. Ah ! je voudrais avoir toutes les plus belles fleurs de la terre ; quel bonheur de m’en priver pour Vous ! Je veux, quand je le pourrai, faire quelque chose. Mais puisque c’est surtout mon cœur que Vous voulez, petit Jésus, je Vous l’offre, je Vous le donne ; et afin qu’il Vous plaise davantage, je veux tâcher de le rendre plus humble, plus doux, plus tendre pour Vous, ô mon bon Sauveur !
Jésus. — Mon enfant, il y a dans l’histoire des mages une chose que tu n’as peut-être pas remarquée.
l’Enfant. — Qu’est-ce donc, mon Jésus ?
Jésus. — As-tu remarqué que, dès que les mages arrivèrent à Jérusalem, l’étoile qui les guidait disparut et qu’en vain ils me cherchèrent dans la ville royale ?
l’Enfant. — Je le sais, mon Jésus, mais je ne sais pas bien pourquoi.
Jésus. — C’est que, mon enfant, ce n’est pas au milieu du bruit, du mouvement des fêtes et des plaisirs mondains que l’on me trouve ; c’est dans le recueillement, le silence de l’église, c’est dans le Tabernacle, sonvent humble et pauvre comme à Bethléem ; c’est là que l’étoile de la foi et de l’amour aide l’âme pieuse et fidèle à me découvrir.
Si jeune que tu sois, enfant, n’oublie jamais cette leçon.
l’Enfant. — Je Vous promets, mon Jésus, de la graver dans mon cœur.
Jésus. — Remarque encore, mon enfant, que l’Evangile dit que les mages trouvèrent « l’Enfant avec sa Mère ». Oh ! n’oublie pâs de t’adresser à ma Mère, qui est aussi la tienne, quand tu voudras me connaître et venir à moi ; n’oublie pas que le plus grand bonheur de la Vierge Marie est d’aider ses enfants à m’aimer et à me trouver.
Il est bon d’avoir de quoi
« Je ne suis pas comme vous, disait d’un ton méprisant un esprit fort à un franciscain : je ne mendie pas, et j’ai de quoi vivre.
— Vous avez de quoi vivre, reprit le disciple de saint François, mais avez-vous de quoi mourir? »
Nihil obstat : P. Pourrat, S. <5., Censor
Maison du Bon-Pasteur, 228, Boulevard Péreire, Paris (17e) Chèques postaux — Compte n° 208 64 Paris