T APOC., XII
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Pieuses supplient le Seigneur de ramener la paix sur la terre. Le pape à parlé, et les prisonniers sont mieux traités, les blessés sont rapatriés, les familles éprouvées par la guerre sont secourues. Le pape a parlé, et les erimes commis contre le droit des nations sont par lui dénoncés sans relâche. La sagesse dicte ses paroles, Souvent il parle dans le secret prescrit par l'Evangile,et avec la charité qui évite d'éteindre la mêche qui fume encore, où d'achever le roseau à demi brisé, Et c’est pour cela que le monde doit continuer d'ignorer pour une grande part, l'action exercée par le pontife souverain sur tous éeux qui, dans le déchaînement des passions, sont en mesure de faire ou d'éviter quelque chose pour apaiser les peuples en conflit.
Nos très chers frères, le pape, évêque de Rome, est donc vraiment Pierre, vicaire de Jésus-Christ, il s’appelle aujourd'hui Benoît XV, comme il s'appelait naguère Pie X, Léon XIII, ou Pie IX. Notre Saint- Père le Pape Benoît XV, souverain Pontife, chef suprême de l'Eglise, doit done recevoir de notre part tous les hommages de la piété filiale la plus profonde et la plus sincère, Nous sommes ses enfants, ses fils. Et la première des obligations qui s'impose à son égard, c'est assurément celle de la soumission affectueuse et complète.
S'il est vrai qu’il faille obéir à tous ses supérieurs, parce que tout pouvoir vient de Dieu, où trouver sur
terre une autorité qui puisse à meilleur titre que le Pape se réclamer de l'origine divine ?
Elle a été d'une façon immédiate communi.
quée par le Christ à son vicaire, pour être exercée directement sur tous les Lu ,. Plus que cela, Jésus s'est identifié avec son apôtr., si bien que, qui écoute le pape écoute Jésus-Christ lui-même et Celui qui l'a envoyé.
Le domaine de l'autorité pontificale couvre et dé- Passe celui de toute puissance temporelle, 11 s'étend aux choses intimes de l’âme, comme il atteint tous les éléments extérieurs qui intéressent le &ouvernement de l'Eglise,
Ce serait une grande illusion de s’imaginer que la soumission au pape ne se commande que pour les vérités de la foi, et qu’elle ne se motive que par l’infaillibilité pontificale; même si le pape, dans la personne de Pierre, n’eût pas été revêtu par le Christ de l’armure divine, qui le défend efficacement contre toute erreur possible dans sa mission de docteur universel, il n’en serait pas moins le pontife souverain, chargé de gouverner le royaume dont il a reçu les clefs, et dans lequel il possède le pouvoir de lier et de délier les consciences. Du reste aucune autre Puissance sur la terre ne saurait revendiquer le privilège d’être infaillible, et cependant chacune, dans la sphère qui lui est propre, possède le droit indiscutable de commander. Ce qui entraîne le devoir certain de lui obéir. Le champ ouvert aux définitions doctrinales, s’adressant à toute l'Eglise par
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voie de définition authentique et solennelle, c’est celui de l’infaillibilité. 11 laisse une marge très large à l'exercice de la juridiction, s'étendant à tout l’ensemble et à tous les détails de la vie courante de la Sainte Eglise.
En refusant de croire ce que le pape, au nom du Christ, et appuyé sur son infaillibilité, commanderait à notre foi, nous serions coupables d’hérésie et retranchés du giron de l'Eglise. En refusant pour tout le reste obéissance au pape, et en nous soustrayant à l’autorité de sa parole, sous prétexte qu’elle n’est pas infaillible, on tomberait simplement dans le schisme. Or, con ne le dit saint Augustin, l’hérésie et le schisme tuent également.
Et qu'on ne dise pas que l’obéissance au pape est une chose qui regarde surtout les évêques et, en général, les personnes ecclésiastiques ou religieuses. S'il y avait une distinction à faire, ne serait-elle pas plutôt à l’inverse? Sans doute nous devons vous donner l'exemple, mais vous êtes teaus de le suivre. C’est par deux fois que Île Christ a commandé à Pierre de paître ses agneaux, c'est-à-dire ses fidèles. ** Et sur quoi pourrait s'appuyer la prétention des fidèles laïques refusant ou dédaignant d’obéir au pape ? Dès qu'il parle, c’est done qu'il le fait avec motif, dans une sphère où il lui est loisible d'intervenir, et après avoir assuré à sa parole
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toutes les garanties que peut donner la sagesse humaine la moins douteuse, cherchant sa lumière dans les régions supérieures de la grâce.
Le pape ne saurait jamais avoir en vue que le bien surnaturel de l'Eglise et des âmes. Il est de par sa mission, étranger à toute partialité. 11 ignore l’acception des personnes. ?° Tous ses fils sont par lui aimés d'une égale affection, Il ignore la rivalité des races. Il n'est pour lui ni Grees, ni Juifs, ni Gentils, il est pour tous également le père commun. 2?
Son autorité possède toutes les qualités décrites par l'Esprit Saint, la bénignité, la bonté, la longanimité, la mansuétude et la modestie, 21
Si done il doit Prononcer entre quelques-uns de ses enfants, que séparent des litiges plus ou moins graves, on peut être sûr que le pape élève la question et la place dans la région surnaturelle du salut des âmes,qu'’il fait dominer l'esprit de charité de Notre-Seigneur, en rappelant le précepte de l’amour, Puis enfin que, Pour prononcer la sentence finale qui commande dans le respect, la soumission de tous, le Pape continuant de vérifier la parole par laquelle l’Esprit-Saint exprimait la sagesse romaine #2, n’a pas manqué de faire de l’objet en dispute, celui de l’attention la plus sérieuse. C’est done à dire que le pape, humainement désintéressé,