SCÈNE VIII
SARAH, pois L’ÉTRANGER. v..
SARAH
Quelle nuit! (Elle allume uno chandelle.) J’ai vu Aïkins se
16 LA VOLEUSE D’ENFANTS
glisser dans l’usine... j’ai vu les hommes attablés en bas... Tout va bien... c’est égal, j’aime mieux que ce soit lui gui ait fait le coup... Tiens! j’ai entendu comme la respiration de quelqu’un qui sommeille. (Regardant autour d'elle et apercevant l’enfant qui sommeille dans le berceau.) L’enfant! . .. déjà !... Allons, Alkins n’a pas été long. (On entend le bruit d’une voiture.) Décidément il a bien gagné les vingt-cinq guinées. (On frappe à la porte, Sarah va ouvrir. L’étranger parait toujours masqué.)
l’étranger.
Eh bien?
SARAH
Eh ! bien, nous avons réussi, mon maître. Tenez, voilà
l’enfant. (Elle prend dans le berceau l’enfant endormi et le loi donne.) l/ÉTRANGER, le prenant dans son manteau et jetant une liasse de bank-
notes. . *
Et voilà l’argent 1 (Sarah se précipite dessus.) Merci et adieu, Sarah Wateret
v - SARAH.
Adieu et merci, mon maitnt ! (ivre de joie et palpant les billets.) Ah! ma fille est riche, maintenant ! ma fille est riche! (L’étranger sort ; peu après on entend une voiture s'éloigner au galop.)