‹ La voleuse d'enfants drame en cinq actes en huit tableauxChapitre 2 sur 108 · DEUXIÈME POLICEMAN · texte numérisé non relu

DEUXIÈME POLICEMAN

Il est vide!

JACOBSON

Ce berceau ne prouve rien... Sarah vous répondrait qu'elle a un enfant en nourrice, ce qui est exact, qu’elle attend cet enfant d’un jour à l’autre, et que ce berceau est le sien.

PREMIER POLICEMAN

Nous sommes bien sûrs de la chose, cependant; si on l’arrêtait?

JACOBSON

Y songez-vous, monsieur Webster ? arrêter sans preuvcsl Je ne reconnais pas là votre habitude des convenances.

DANIEL, sur le seuil de la porte ; il a un bâton à la main.

Pardon, messieurs... est-ce ici la maison de Sarah Waters?

JACOBSON

Oui, mon révérend, ici même.

DANIEL, A lui'môme.

Pauvre Sarah 1... quelle misèrel...

JACOBSON

Vous semblez bien fatigué, mon révérend.

DANIEL

J’ai fait, sans m’arrêter, le voyage d’Irlande.

JACOBSON

Asseyez-vous! mon Dieu, vou§ ne tenez pas sur vos jambes. (Il avance un escabeau.)

DANIEL, s’asseyant.

Je vous remercie, monsieur, je me rends au presbytère que l’on m’a assigné dans un petit village, près de Brighton, et je n’ai pas voulu traverser Londres sans voir mon amie d’enfance.

Sarah Waters?

JACOBSON

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