Ribot, ouvr. cité, p
l’activité indépendante d’éléments psychiques, de désirs et d’idées variables et mouvants.
Voilà, à peu près, quelle est la forme inférieure,
« élémentaire » de la volonté. De celte forme à la complète maîtrise de soi, à la volonté, une expression d’un esprit bien organisé la distance est grande et les intermédiaires nombreux. Nous pourrions ranger parmi ceux-ci et étudier successivement, comme je l’ai fait ailleurs, les impulsifs, les composés, etc. '. On y verrait la volonté devenir l’expression d’une tendance de plus en plus forte et de mieux en mieux organisée, de désirs plus soutenus, de groupes de tendances plus compacts, de croyances plus stables et plus vigoureuses. En même temps la personnalité s’organise et prend part de plus en plus à toutes les voûtions, celles-ci sont de moins en moins indépendantes et de plus en plus rattachées à un ensemble systématisé, dirigées, ou tout au moins contrôlées par lui. On marche ainsi vers un état où toutes ■les tendances seraient harmonisées, et constamment contrôlées et dirigées les unes par les autres où chaque acte engagerait l’organisme entier étroitement solidaire de chacune de ses parties et de leur activité, si minime fut-elle.
Au reste il ne faut pas se figurer tous ces étals divers comme forcément séparés les uns des autres.
i. Voir mes Caraclbres.
l’évolution de la volonté I i3
Ils se rencontrent fréquemment chez la même personne. Si la personnalité n’est pas nulle chez les hystériques, elle n’est pas parfaite chez les esprits les plus équilibrés. 11 n’est point d’homme si maître de soi qu’il ne puisse, à un moment donné, avoir un caprice, laisser agir des désirs qui s’insurgent et veulent recouvrer leur indépendance. Seulement tout cela peut être vite réprimé.
Sans nous attacher à reconstituer ici la série des types possibles, nous allons examiner maintenant le mode de volonté le plus opposé à celui que nous venons de voir, au caprice. Nous allons étudier la maîtrise de soi, le pouvoir personnel sous ses formes les plus hautes. Il sera plus facile, peut-être, après avoir vu les deux états extrêmes de la volonté, d’en comprendre les formes intermédiaires.