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LA A'OI.ONTÉ ET LES PHÉNOMÈNES SOCIOLOGIQUES

nationale ne s’o[)posc à rautomatisme et ne le brise que pour préparer un automatisme supérieur. Comme la volonté individuelle, d’ailleurs, elle se sert de l’automatisme, de certains automatismes pour en briser certains autres, elle s’appuie sur des organes sociaux incarnant certains désirs généraux pour détruire ou modifier certaines habitudes. La volonté nationale s’appuie par exemple sur l’armée pour réprimer une insurrection, ou sur certaines influences populaires pour intimider la magistrature comme l’esprit individuel s’appuie sur son désir d’économiser pour retenir son goût pour les voyages. Elle brise généralement quelques habitudes, car une nouvelle loi met en vigueur des pratiques différentes de la routine précédente, puisque sans cela il n’aurait pas été utile de le faire, et souvent d’ailleurs elle modifie les lois déjà établies1. Qu’il s’agisse d’une loi nouvelle, ou d'un ordre du chef suprême, l’acte de la volonté na-

I. C’est quelquefois, il est vrai, quand elle modifie des lois établies, mais tombées en désuétude qu’elle modifie le moins la routine. Mais il est à remarquer aussi que l’acte de volonté nationale est ici à son minimum d’importance, en général, et que la rupture de l’habitude n’est pas aussi nulle qu’elle peut le paraître d’abord. Une loi, par exemple, qui supprime le repos obligatoire du dimanche, en abrogeant une vieille loi inobservée, mais toujours existante, modifie en quelque chose les idées et les sentiments du public, elle est un signe des opinions du gouvernement, elle inquiète ou rassure les uns et les autres. Cela est d’autant plus marqué qu’elle donne lieu à plus de discussions, c’est-à-dire qu’elle est davantage un véritable acte de volonté. Et nous avons vu aussi comment les anciennes habitudes peuvént reparaître, par un nouvel acte de volonté, en contradiction avec le précédent, sous l’inspiration d’idées et de sentiments assez différents de ceux qui les maintenaient jadis.

tionale rompt toujours quelque routine et trouble l'automatisme social.

En même temps il prépare un automatisme nouveau. Si une loi est bien faite, en harmonie avec les besoins de le nation, suffisamment d’accofd avec les désirs et les idées de la majorité ou d'une minorité influente, — c’est-à-dire si elle est réellement nationale (ce qui peut être à quelques égards un signe d’infériorité) elle va, une fois promulguée, fonder une coutume nouvelle, elle sera automatiquement obéie, spontanément appliquée par l’action de ce qu’on peut appeler les centres sociaux secondaires (tribunaux, préfets, employés des contributions directes ou indirectes, etc.). Même une volonté de Napoléon déchaînant une guerre nouvelle a pour fin d’abord une sorte d’habitude de la guerre, d’organisation des armées, des services accessoires, etc., et ensuite elle tend forcément vers un état de paix où doit s’organiser — sur des bases plus larges ou plus étroites, selon le sort de la guerre — une routine sociale plus ou moins analogue à celle qui existait avant elle et qu’elle a rompue.

§4- — Analyse de Vacte de volonté sociale. Scs trois

phases.

Gomme dans l’acte de volonté individuel, nous distinguerons trois phases dans 1 acte social et ces trois phases sont les mêmes : la délibération, la décision et l’exécution, nous y retrouverons les mêmes caractères fondamentaux : l’association systématique et l’inhibition,

Une fois la volilion préparée el rendue inévitable par l’insuffisance ou le conflit des automatismes, la délibération commence bientôt, et selon les circonstances elle sera, comme dans l’individu, plus ou mois longue. L’urgence, l’unanimité la font écourter. La division des éléments sociaux et leur indépendance la prolongent. Si la nation entière était représentée par un chef absolu, qui déciderait tout par lui-même, l’acte social se réduirait, à certains égards, à un acte individuel (non pour sa portée, cependant). Mais il n’est guère de tyran qui ne prenne conseil, ne s’informe, ne délibère. Ainsi les différents désirs sociaux sont plus ou moins bien représentés ici. A plus forte raison dans une assemblée nombreuse où divers partis s’opposent. Avant le vote de la loi, la « délibération » met ces désirs aux prises. Et chacun s’efforce de l’emporter, chacun fait intervenir tout le cortège des raisons et des désirs secondaires qui l’appuie, exactement comme dans la délibération individuelle. C’est dire que divers systèmes opposés luttent entre eux, en se groupant, au moins de temps en temps, de façon à former deux groupes directement opposés et tendent, chacun de son côté, à systématiser dans leur sens propre l’activité générale, en inhibant l’activité des systèmes opposés.

Puis la décision arrive. Dans le cas où la délibération est faite par une assemblée, elle est généralement fixée par un vote. La motion qui réunit le plus de voix est adoptée. La volonté nationale s’est prononcée, son orientation est fixée. Toutes les idées, tous les désirs contraires à celui qui l’emporte, sont

théoriquement, comme s’ils n’étaient pas. Les partis vaincus, si le vote les condamne, n’ont pas, ou ne sont pas censés avoir plus d’importance, en ce moment, que s’ils n’étaient pas du tout représentés à l’assemblée. Quand bien même la majorité ne serait que d’une voix, la décision est prise, et, en certains cas, elle est irrévocable, comme dans une âme partagée et irrésolue qui vient de prendre une résolution sur laquelle elle ne pourra revenir.

Reste maintenant l’exécution. Elle est, encore ici, la pierre de louche de la valeur de la décision. Une loi, une résolution quelconque est toujours suivie, ou doit l’être normalement, d’un ensemble de faits qui en sont le complément, l’application, qui s’harmonisent avec elle. Inversement, des actes qui s’accomplissaient auparavant en toute liberté ou qui étaient commandés, sont interdits maintenant, empêchés partout de se produire et doivent être réprimés. Association systématique et inhibition systématique, nous retrouvons partout ces deux grands aspects de la vie mentale.

Mais en bien des cas les défauts de l’exécution viennent nous faire voir que la volonté sociale, comme la volonté individuelle peut n’être qu'une impuissante velléité. Le « je veux » social ne sulïit pas plus à rendre efficace la volonté sociale que le « je veux » individuel à faire aboutir la volonté de l'individu. Il est sans doute une force par lui-même, mais s’il ne s’appuie pas sur une solide base d’habitudes et de désirs, il reste forcément impuissant. Un peuple n’obéit à une loi gênante que s’il est au moins quelque peu convaincu de son utilité ou de

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sa justice, s’il la désire, ou si l’autorité qui la lui impose jouit d’un prestige tout à l’ait exceptionnel et l’a soigneusement entraîné à l’obéissance. Encore y a-t-il des lois que le tyran le plus absolu ne pourrait avoir la force de faire exécuter. D’une manière générale le désaccord n’est pas très considérable, quand il existe, entre la loi et les désirs. Alors la loi est obéic, respectée, au moins dans une assez grande proportion, et en apparence. Mais si la volonté heurte trop les automatismes et les désirs, il arrive que l’exécution de la volonté nationale, ou soidisant telle, rencontre de sérieux obstacles. Les partis vaincus reprennent courage, et essayent parfois avec succès de l’entraver. La loi demeure alors lettre morte, et parfois, au bout de quelque temps un nouvel acte de volonté déterminé par une réaction des désirs qu’elle a froissés et des partis qui la représentent, vient la supprimer. Nous voyons clairement encore en tout ceci le rôle de l’association svs-

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tématiquc et de l’inhibition.

§ 5. — Le jeu des éléments indépendants .

Comme dans la volonté individuelle, le j<ni des éléments garde ici une certaine indépendance, bien plus considérable que dans l’automatisme où il est réduit à son minimum. Il est de règle qu’un parlement ne soit pas discipliné comme un administration, et l’on ne peut guère se représenter un état organisé où le parlement serait unanime, voterait sans discussion tout ce qui lui serait proposé, tandis que chaque fonctionnaire resterait libre d’agir Pauliian, 2e crlit.

à sa guise et serait une sorte de se seigneur indépendant. Cela donne à peu près la différence de la volonté et de l'automatisme. D’ailleurs montrer que la volonté a pour condition l’impuissance et les conflits des activités automatiques et spontanées c’est dire clairement qu’elle implique une certaine indépendance des éléments sociaux et des éléments psychiques. C’est ce que confirment les délibérations qui résultent de cette indépendance relative et souvent aussi les imperfections et les troubles de l’exécution. Quant à la décision, le fait seul qu’elle écarte les éléments hostiles et qu’elle unit des éléments dans une synthèse nouvelle indique bien qu’ils avaient, jusque-là, au moins quelque indépendance à certains égards.

§6. — Caprice et volonté sociale. Le moi social et

la société.

Comme la volonté va du caprice à l’automatisme en passant par le pouvoir personnel, la volonté sociale va del’anarchie à la solidarité parfaite et spontanée en passant par la centralisation du pouvoir et la constitution d’un état tout-puissant et gouverné selon des principes fixes (monarchie absolue ou république autoritaire). Le règne des caprices nous est donné en équivalent par un pays troublé et morcelé, où nulle loi générale n’est obéie, où la sécurité est faible, mais surtout et bien plutôt par un pays centralisé où la direction varie continuellement, où les partis se remplacent au pouvoir avec rapidité sans avoir le temps d’ébaucher même une œuvre sérieuse,

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si la forme du gouvernement est républicaine ou parlementaire ou si les révolutions sont fréquentes. Si la forme est monarchique, alors les caprices de la nation sont surtout ceux du monarque ou de ses conseillers, mais cette forme nous intéresse moins ici comme nous ramenant davantage à la psychologie purement individuelle.

Le pouvoir personnel nous offre d’autres analogies frappantes. Le rapport du « moi » conscient à la personnalité est semblable à celui de l’état à la nation. 11 la représente plus ou moins bien. Nous avons vu la formation dans l’individu d’un moi qui se subordonne l’ensemble des tendances, des idées et des désirs, qui les contrôle, qui les accepte et les rejette, qui les favorise ou les empêche d’aboutir. De même on voit, à mesure qu’un pays se centralise, se former un Etat qui dirige plus ou moins sa vie économique, industrielle, intellectuelle, artistique, et surtout, naturellement, sa vie politique, qui favorise les tendances qui lui semblent bonnes et ignore, feint d’ignorer ou réprime plus ou moins les autres, L’Etat s’occupant d’une tendance littéraire ou industrielle pour l’encourager ou la combattre, c’est l’équivalent du moi portant son attention sur un désir ou sur une idée pour la développer ou l’enrayer. Le mécanisme est à peu près le même, des deux côtés nous voyons naître des séries d’associations systématiques. Ici, le fait de se placer dans les meilleures conditions, le rappel des idées et des impressions favorables, etc., là, les récompenses honorifiques, les pensions, les places, le découragement et parfois la répression de la critique, l’hostilité à l’égard des ten-

latives discordantes. Les résultats aussi sont comparables et incertains. Le sentiment que le moi voudrait encourager n’a pas toujours assez de bases solides dans l’organisme physiqueet mental, il ne correspond pas à un désir bien intense, et de même la forme d’art que l’Etat encourage, l’industrie qu’il protège, ne répondent pas toujours aux besoins réels de la nation, elles peuvent végéter et mourir malgré sonappui.

C’est que le moi conscient et directeur ne représente pas toujours bien la personnalité, comme le gouvernement, l’Etat ne représente pas toujours bien un pays. Il arrive que, dans un individu, un ensemble de désirs favorisés par les circonstances parvienne à s’emparer de la direction générale de la personnalité, à constituer le moi; l’individu ne se rend plus compte de sa vraie nature. Il est, au fond, ardent et passionné, par exemple, et il peut se croire régulier et froid. Il agit en conséquence, parce qu’il a été dressé ou s’est dressé lui-même. Puis des désirs violents s’élèvent à l’improviste en lui et le troublent, mais il ne leur reconnaît pas le droit de prendre part à la direction du moi, et alors des luttes terribles viennent l’angoisser. Il résiste, mais si les désirs sont trop forts le moi cède et se transforme il doit, pour vivre, se réorganiser, admettre, d’une façon ou d une autre, hypocritement ou avec franchise, les passions qu’il n’a pu dompter et leur donner satisfaction.

Pareillement un roi absolu, un parlement même peuvent croire de bonne foi qu’ils représentent les croyances et les désirs d’une nation alors qu’ils se sont peu à peu profondément séparés d’elle. Si quel-

ques tendances nouvelles se manifestent ils les traitent en ennemies, les combattent, les répriment violemment, mais si ces tendances sont vraiment fortes, il vient un jour où la résistance devient impossible, il faut céder ou partir, et la réorganisation du moi social se fait comme celle du moi psychique par la reconnaissance plus ou moins franche des nouvelles tendances et leur représentation plus ou moins large dans le gouvernement.

£7. — L'équivalent du pouvoir personnel dans les sociétés. Le pouvoir de l'Etat, ses limites, ses conquêtes.

Quel que soit ce gouvernement, et de quelque façon qu’il soit composé, il est plus ou moins organisé, plus ou moins fort, plus ou moins influent, plus ou moins distinct de la nation même. Nous avons vu aussi que le pouvoir personnel de l’individu était plus ou moins fort et se distinguait plus ou moins de l’ensemble de l’esprit en se constituant à part comme une réalité séparée. La force du pouvoir personnel chez l’individu correspond à la puissance de l’Etat, comme l’indépendance des éléments y correspond à l’indépendance des groupes sociaux, sociétés diverses, communes, seigneuries, domaines.

Si l’histoire des individus nous montre parfois l’organisation progressive de la personnalité et l’accroissement du pouvoir personnel nous avons le pendant de cette évolution dans l’évolution historique du pouvoir royal en France par exemple, des premiers Capétiens à Louis XIV. Plus tard la l\évo-

lution montre que ce pouvoir royal, et que le « moi » social, dont il était l’expression, ne représentaient pas réellement, d’une manière suffisante, les désirs et les idees de 1 ensemble de la nation 5 elle en a changé, élargi la nature. Actuellement l’idéal de quelques partis, assez distincts , d’ailleurs, comme celui des partisans de la coopération généralisée ou celui des anarchistes, serait de résoudre, par des moyens différents, le pouvoir de l’Etat en une sorte d’automatisme supérieur et systématique, où les éléments sociaux rempliraient normalement leur fonction sans coercition ni encouragement extérieur, où la perfection de l’action spontanée rendrait inutile la volition sociale, comme la perfection de l’automatisme psychologique rendrait inutile tout exercice de la volonté individuelle.

Comme la volonté, dans l’individu, a son domaine très variable selon les temps et les personnes, la volonté sociale aussi voit son influence bornée de façons très diverses. Il est toute une part de la vie sociale, — celle qui correspond à la vie organique — qui lui est normalement soustraite, dans laquelle elle intervient peu, au moins d’une manière directe. Son action est bornée encore par les limites de la patrie comme celle de la volonté par les limites de l’organisme, cependant elle peut, comme la volonté individuelle se faire plus ou moins sentir au dehors. L’analogie se poursuit très loin et nous la retrouverions jusque dans les moyens indirects employés par l’activité sociale pour atteindre ce qu’elle ne peut gouverner directement, ou pour étendre sa zone d’influence. La langue, les idées, les arts, les armées,

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et la diplomatie sont des outils qui prolongent au dehors son influence et tendent à lui soumettre le monde, ou à l’harmonise r avec les autres forces de même nature. La volonté nationale comme la volonté individuelle, en se servant de celle-ci et aussi en la servant, tend vers une systématisation universelle.

C’est ainsi qu’elle étend au dehors sa zone d’influence. Au dedans elle a recours, comme la volonté individuelle, à des moyens indirects quand elle ne peut agir autrement. Nous avons un exemple intéressant de cette intervention indirecte de la volonté nationale dans la lutte contre l’alcoolisme qui se dessine de plus en plus chez nous. Un Etat ne peut guère plus empêcher directement ses administrés de boire trop que nous ne pouvons nous empêcher directement d’aimer les truffes ou de redouter l’ail. Mais il tâche d’arriver indirectement à son but. Il agit sur l’enseignement pour répandre la connaissance des dangers de l’alcoolisme, il répand des images anti-alcooliques, il peut empêcher la vente des alcools dans les établissements qui lui appartiennent, dans les casernes par exemple, il peut frapper de peines légales l'ivresse publique, encourager les sociétés privées qui agissent dans le même sens que lui, il peut faire hausser le prix de l’alcool en élevant des droits de circulation, il peut en rendre la vente plus difficile en soumettant à des conditions spéciales les marchands de vins et de liqueurs. On pourrait multiplier les exemples de cette action indirecte, tout à fait semblable à l’action indirecte que nous exerçons sur nos éléments psychiques, surquelques-uns de nos sentiments ou de nos idées,

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Pour examniner un peu en détail les analogies de la volonté sociale et de la volonté individuelle, il faudrait un volume aussi long que celui que je viens d’écrire. Je m’en tiendrai aux brèves indications qui précèdent. Si je ne me trompe elles su disent à nous montrer que l’étude des faits sociaux, trop négligée peut-être par les psychologues, peut aussi bien que l’étude des faits biologiques nous aider à comprendre la psychologie. Les faits sociaux sont surtout excellents pour nous montrer comment une action d’ensemble résulte de l’activité de nombreux éléments et comment son unité est duc à la systématisation de ces éléments. Il me semble que l’on voit plus aisément ce que c’est que notre volonté, quels sont ses rapports avec l’automatisme, quelle est sa complexité, d’où vient son influence, et pourquoi elle peut prend des formes très diverses, comment elle se rattache au moi et à la personnalité, en examinant, meme sommairement, les faits sociaux qui en sont les analogues et remplissent, dans la vie sociale, la fonction qu’elle accomplit dans la vie psychique.

Sans doute il faut se garder des analogies forcées. Les éléments psychiques ne sont pas des individus aussi distincts et indépendants que les hommes ou même peut-être que les groupes sociaux secondaires, d’importance très diverse, qui en sont les véritables équivalents et leurs ressemblent très profondément, bien plus que je n’ai pu l’indiquer ici. Leurs activités présentent des différences sur les-

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