‹ La vraie conscienceChapitre 28 sur 74 · I. Traité de physiologie, t. IV, p. 116, Irad. Jourdan · texte numérisé non relu

I. Traité de physiologie, t. IV, p. 116, Irad. Jourdan

signe de vie, prouvent la possibilité d'un état d'activité morale sans locomotilité.

« Nulle part, dit-il encore en s'inspirant de Leibniz, nous n'apercevons de vide dans la vie, de saut dans la marche du développement, et nous sommes obligés d'admettre que le sentiment de soi-même, ce point d'unité dynamique de la vie, existe en germe dès l'instant de la fécondation, qu'il débute par un minimum inappréciable, comme un ovule de la vie morale dont nous ne pouvons voir l'origine qu'avec le télescope de la raison, de même que nous ne pouvons contempler les premiers linéaments du corps organique... qu'il se comporte à l'égard de l'homme arrivé à la conscience de soi-même, comme In membrane proligère à l'égard du corps humain développé, que par conséquent il se développe graduellement, à partir d'un point imperceptible, jusqu'à ce qu'il puisse agir au dehors et entrer par ses reflets dans le cercle des phénomènes extérieurs *. »

Nous inclinons à croire avec Burdach, et aussi avec Spencer2, qu'il faut attribuer à l'être em-

1. Il faut citer encore la conclusion de Burdach : « Ainsi la génération est l'éveil d'une individualité qui agit en se formant, en se sentant soi-même, et en se développant d'un point imperceptible. Ce serait une continuité de la vie, en àme comme en corps, dans l'être qui procrée et dans l'être procréé. »

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