Bedingungën des Beivuslwerden. Leipsick
d'après une file d'événements ou, en termes plus pittoresques, un polypier d'images, de même que le corps vivant est un polypier de cellules ; le moi n'est donc qu'un produit dont les sensations sont les facteurs. Le savant directeur de la Revue philosophique. M. Ribot, est de tous celui qui semble avoir le plus en pitié cette vieille doctrine de l'unité du moi. Concevoir le moi comme une entité distincte des phénomènes, c'est, selon lui, la plus vaine des hypothèses, digne d'une psychologie encore à l'état d'enfance. Un composé instable de phénomènes de conscience, qui sans cesse se fait ou se défait, voilà ce qu'est le moi. L'unité du moi, dit-i!, n'est pas celle d'un point mathématique, mais d'une machine très compliquée. Il ne lui échappe pas cependant que, sous cette instabilité, il faut bien quelque chose qui demeure, sans quoi la continuité de la conscience serait inexplicable; mais ce quelque chose ne serait que la conscience obscure, résultat du consensus de toutes les actions vitales et constituant la perception de notre corps1. Pour éviter sans doute le mot vieilli de conscience, il donne à ce quelque chose le nom moins vulgaire de cénesthésie.
D'après un philosophe qui n'est pas de la