‹ La vraie conscienceChapitre 33 sur 74 · Maladies de la mémoire, p. 82, in-18. G. Baillière · texte numérisé non relu

Maladies de la mémoire, p. 82, in-18. G. Baillière

même école, M. Renouvier, le sujet moi n'a pas plus de réalité, avec celle seule différence, qu'au lieu d'être une file ou une trame d'événements, il est, ce qui ne nous semble guère plus intelligible, une trame, un entre-croisement de lois, de catégories, de formesàprioriques,un point de concours, un centre de catégories, ou encore une sorte de faisceau, sous la loi de la personnalité1. L'unité, comme la substantialité du moi, n'est pas moins en péril de la pârt duphénoménisme rationnel des disciples de Kant, que du phénoménisme empirique des positivistes ou associationistes.

D'autres, tout en prétendant résoudre aussi l'unité du moi et de la conscience en une multiplicité, ont essayé du moins de la construire avec des matériaux, des éléments de nature analogue, c'est-à-dire avec des petites consciences. La grande conscience serait une résultante de petites consciences répandues dans tout l'organisme, et non de simples phénomènes. Avant de passer à ce nouvel essai, non moins malheureux, de composition de l'esprit, arrêtons-nous d'abord à l'examen de cette première sorte de composition artificielle qui résout en une infinité de simples phénomènes, et non de consciences élémentaires, l'unité de la conscience.

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