Philosophy of the human mind, lecture xn
ont introduit la confusion et l'obscurité au début de leurs recherches. Avoir un sentiment, c'est être conscient et être conscient, c'est avoir un sentimenl ; être conscient de la piqûre d'une épingle, c'esl simplement avoir la conscience de cette piqûre
Stuart Mill reproduit la doctrine de Brown et de son père dans son Examen de la philosophie d'Hamilton** Il soutient l'identité des divers états de notre esprit et de la conscience que nous en avons,
Thomas Buckle, dans son Histoire de la civilisa lion en Angleterre, a touché en passant à une question qui semble exclusivement du domaine de la psychologie et tout à fait en dehors de celui de l'histoire de la civilisation. Mais la question de savoir si la conscience est une faculté particulière lui semble liée à celle de l'infaillibilité de la conscience, si souvent invoquée par les partisans du libre arbitre dont il est un adversaire. Or il n'est aucunement certain, dit-il, que la conscience soit une faculté, et les plus habiles penseurs ont soutenu l'opinion que la conscience était purement un état ou condition de l'esprit.
C'est à Ilamilton surtout que revient l'honneur de n'avoir laissé, à notre avis, sans réponse aucun
!. Analysis of the minci, p. 171.
•i. Examination of William Ilamilton jikilosophy, cliap. vin.
des arguments des partisans de Reid etdeDugald Stewart \ Sans le suivre en tous les points, et sans même adopter les termes de la conclusion à laquelle il aboutit, nous lui ferons plus d'un emprunt dans la discussion de la question dont nous venons d'esquisser rapidement l'histoire2. Gomme lui, nous estimons, pour nous servir d'une de ses expressions, qu'on ne peut, sans dégrader la conscience, en faire une faculté spéciale \