Lectures on metaphysics, lect. xi
2. The principles of psychology, chap. xxvi. Nous aurons plus
lions dont le caractère commun est de s'appliquer à la conscience qui réfléchit sur elle-même, qui s'étudie et s'analyse, à la conscience de la conscience2, comme nous l'avons déjà dit, et non à cette conscience spontanée qui la précède nécessah rement, sur laquelle s'opère ce retour de la réflexion, qui est le fait primitif de la vie intellectuelle et morale, la condition, l'essence même de toute idée et de tout sentiment, et dont la compréhension est la même que celle de la vie mentale. De tous les faits intérieurs il n'en est pas un qui subsiste, pas un qui puisse s'entendre autrement que par la conscience elle-même; tous sont également des faits de conscience, il est donc impossible de les introduire dans une définition de
tard à examiner la question de savoir si la différenciation et le contraste sont la condition essentielle de toute conscience. Je ne pense pas qu'on trouve beaucoup de lumière dans cette définition obscure, non moins que bizarre, d'Hartmann, l'auteur de la Philosophie de l'inconscient, que je tâche de traduire aussi exactement que possible : « L'essence de la conscience est la délivrance de la représentation du sein de la volonté qui est son sol maternel, pour arriver à se réaliser, et l'opposition de
la volonté «à cette émancipation C'est la stupéfaction de la
volonté, à propos de cette existence de la représentation qu'elle n'a pas voulue, et que cependant elle sent actuellement. » (Philosophie des Unbewusten, p. 319.)
1. C'est la ce que les Anglais appellent self-consciousness ou bien power of iyitrospection, expressions synonymes de la rejlection de Locke. Conscience de soi signifie déjà en elTct quelque ocehs de plus que la conscience purement spontanée, et suppose un retour réfléchi sur nous-mêmes. Môme distinction dans la langue philosophique allemande entre Dewustsein et Selstbewustsein.
la coDsciencc, sans faire, comme nous l'avons dit, un cercle vicieux.
Quant aux définitions de quelques physiologistes téméraires, plus ou moins favorablement ac* cueillies par quelques psychologues, non moins aventureux, nous verrons que, quelle que puisse être leur valeur en physiologie, elles n'en ont aucune en psychologie. Si elles nous renseignent sur quelques-unes des conditions organiques de la conscience, elles n'atteignent pas la conscience elle-même qui demeure le fait primordial et irréductible, en dehors des prises de toutes les définitions psychologiques, et bien plus encore de toutes les définitions du point de vue purement physiologique.