Murale et progrès
besoin d'être cultivé et développé pour ne pas demeurer stérile. Jusqu'à présent, dans le plus grand nombre des âmes, la religion, avec ses croyances et ses symboles, était le puissant auxiliaire de l'élément moral, protestons contre l'exclusion de l'enseignement religieux dans l'éducation de l'enfance et de la jeunesse. A défaut du frein religieux, quel degré de force le frein moral n<k devrait-il pas gagner pour que l'ancien équilibre entre le bien et le mal, en vertu duquel la sociélé subsistait, ne fut pas rompu?
Nous avons dit que ces deux progrès, l'un intellectuel et social, l'autre moral et individuel, ne marcliaient pas toujours de pair, et que l'élément moral ne pouvait, sans grand péril pour la civilisation, rester trop en arrière, mais nous n'avons pas dit, comme on nous l'a reproché l, qu'ils fussent incompatibles, ce qui serait une opinion monstrueuse, un véritable blasphème. Tout au contraire, nous croyons fermement qu'il y a entre eux une alliance naturelle et nécessaire pour le salut des peuples, si bien que tout nous semble en péril, quand il y a un relâchement dans les liens qui les unissent. Est-ce donc à dire, comme on nous l'a encore non moins injustement reproché, que nous ayons peur du progrès et