‹ La vraie Jeanne d'Arc (volume 2)Chapitre 123 sur 377 · lbi'L, p · texte numérisé non relu

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LA PUCELLE DEVANT L’ÉGLISE DE SON TEMPS

Rien n’est plus connu que le mot si souvent cité : la révolution, comme Saturne , dévore ses enfants; elle tue aussi, comme la vipère, ceux qui lui donnèrent le jour. Les parlements et l’Université de Paris ont immensément contribué à la préparer et à la faire éclore; elle les a balayés de la surface du sol. Jeu de l’infinie justice; elle exécute ses arrêts par ceux mêmes qui la blasphèment.

Ce serait une erreur de regarder comme isolée l’application faite à la Pucelle de la doctrine proclamée au cimetière Saint-Ouen, la doctrine des clercs et des gens en ce connaissant et se proclamant tels. L’Université de Paris allait l’exposer et, autant qu’il était en elle, l’appliquer sur un plus vaste théâtre, et à personnage plus auguste encore que la libératrice française. Elle allait s’efforcer d’en faire la foi de l’Église et de l’appliquer à la Papauté. C’est l’histoire môme de l’assemblée de Bâle. Montrer que l’Université de Paris, bien plus, les hommes mômes qui l’ont représentée à Rouen, ont été les grands instigateurs des attentats commis à Bâle ; qu’a Bâle comme à Rouen l’Université de Paris a tout inspiré, le commencement, le milieu et la fin; qu’elle y a soutenu les théories révolutionnaires énoncées au cimetière Saint-Ouen; quelle n’a pas reculé devant leurs conséquences les plus extrêmes; pareille démonstration n’est pas un horsd’œuvre; elle est facile; les historiens mômes de la corporation nous en fourniront les preuves ; c’est l’objet du chapitre qui va suivre.

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