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dans la distribution des cellules. La proposition de donner les meilleures aux évêques fut rejetée; le sort en décida; la plus commode échut à un simple prêtre, la plus incommode à un évêque1. De là sortit le pseudo- Félix V, le dernier antipape qui souille les annales de l’Eglise.
Il avait gouverné la Savoie avec sagesse sous le nom d’Amédée VIII, et le titre de duc lui avait été conféré par l’empereur Sigismond. Sans abdiquer, il avait comme résigné le gouvernement de son duché à son fils, s’était retiré dans la belle solitude de Ripailles, et là, avec quelques joyeux compagnons, sous un costume qui se rapprochait de celui des ermites, il y menait la vie qui devait enrichir la langue française d’une expression nouvelle. C’est là que vinrent le trouver les suffrages du conclave de Bàle; il était simple laïque, mais apparenté aux maisons souveraines de l’Europe, et en possession d’un duché. Il accepta, et prit le nom de Félix V (novembre 1439).
Il fallait le faire agréer par les pays catholiques. Courcelles se mit en campagne; en août 1440, escorté de nombreux collègues de l’Université de Paris, il plaide la cause à Bourges dans une assemblée du clergé français. Il ne fut pas heureux; Charles VII protesta d’une manière ferme que l’homme de Ripailles ne serait jamais pour lui Félix V, mais seulement son cousin de Savoie. Un de ses grands titres de gloire est d’avoir tenu parole. L’éloquence de Courcelles n’obtint pas plus de succès sur ce point dans les diètes d’Allemagne, où il se rendit pour faire accepter le Pape de sa création.
Ce ne fut pas la faute de l’Université de Paris; elle composa des traités en faveur de l’antipape 2. En septembre 1441 , elle recevait un de ses envoyés, Antoine de Boracieux. Le délégué la mécontenta. La Pragmatique Sanction de Bourges, plusieurs décrets de Bâle sont si restrictifs de l’autorité pontificale que le pseudo-Félix, d’accord en cela avec le vrai pape Eugène IV, en demandait l’abrogation et les déclarait hérétiques. Ces propositions déplurent singulièrement à la corporation, pas assez cependant pour lui faire quitter la voie du schisme, dans laquelle elle s’était engagée après avoir si puissamment contribué à l’ouvrir3.
Quand l’abandonna-t-elle? Il serait difficile de le dire. Son historien Crevier s’exprime en ces termes : « L’Université de Paris fit un grand rôle pendant toute la durée de la querelle (de l’antipape et du Pape légitime), qui fut longue et fastidieuse (elle dura dix ans). Outre les députés quelle avait à Bàle, entre lesquels se distingua jusqu’à la fin Thomas Courcelles, il ne se tint pas d’assemblée sur les affaires de l’Église, soit