‹ La vraie Jeanne d'Arc (volume 2)Chapitre 226 sur 377 · BRÉHAL. — JEANNE EXEMPTE DE FAUTE ENVERS SES PARENTS · texte numérisé non relu

BRÉHAL. — JEANNE EXEMPTE DE FAUTE ENVERS SES PARENTS

et pourvoir miséricordieusement au salut commun? C’est l’équité de la justice qui, d’accord avec l’Écriture, proclame qu’il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. Le bien de la nation, c’est-à-dire la tranquillité et le salut de l’État, est un bien divin, au dire du philosophe.

« Jeanne a fort bien répondu que puisque Dieu le commandait , cela devait se faire ainsi . Elle serait partie , eût-elle cent pères et cent mères, eût-elle été fille de roi . Elle ajoutait que pour tout le reste , en dehors de ce départ , elle avait toujours obéi à son père et à sa mère ; qiC après les avoir quittés , elle leur avait écrit et avait obtenu son pardon » (p. 129, 132).

De tout cela il résulte manifestement que Jeanne n’est coupable envers ses parents, ni de désobéissance, ni d’irrévérence. Encore moins était-elle animée de cet esprit de révolte persévérante, contre lequel Dieu a porté une loi spéciale, au chapitre xxi du Deutéronome. L’on ne peut pas même l’accuser d’avoir manqué à la piété filiale, ou transgressé le précepte d’honorer ses parents, ainsi qu’ont voulu l’en noircir ses ennemis dans les décisions rapportées au procès.

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