‹ La vraie Jeanne d'Arc (volume 2)Chapitre 251 sur 377 · BRÉHAL. — LA PRISON ET LES GARDES · texte numérisé non relu

BRÉHAL. — LA PRISON ET LES GARDES

D’après les informations faites à Rouen, il est patent que le (lit évêque eut connaissance des énormes violences et oppressions infligées à l'innocente et douce Pucelle. Il ne punit pas cependant ces gardiens prévaricateurs. Il est assez vraisemblable quïl ne l’eùt pas osé; puisque l’on affirme qu’il n’obtenait lui-même (vers la fin) l’entrée de la prison qu’à grand’peine, et qu’il n’était pas le maître de celle qu’il disait sa prisonnière.

Il est donc bien établi que l’on n’a rien observé de ce que prescrit la susdite constitution. Rien pour les clefs, rien pour l’attention et la sollicitude commandées pour les vivres et les besoins de la vie, alors cependant que la loi civile elle-même prescrit aux évêques de veiller avec soin à ce que les prisonniers ne manquent pas du nécessaire [de episcopali au dientia, c. judices ).

Il est manifeste que prison, gardiens, n’ont pas été conformes au droit. Le juge est donc coupable non seulement d’iniquité, mais de très grande impiété.

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