‹ La vraie Jeanne d'Arc (volume 2)Chapitre 5 sur 377 · I . Procès, t. V, p · texte numérisé non relu

I . Procès, t. V, p

INTRODUCTION

dance, qui a son intérêt, se trouve reproduite ou analysée sur pièces dans un ouvrage que je suis heureux de signaler : Y Histoire des Alpes maritimes parle père MarcellinFoumier, Jésuite, qui écrivait vers 1640, sur les pièces mêmes. M. l’abbé Guillaume, archiviste de Gap, prépare en ce moment l’édition du manuscrit, qui est une des richesses du dépôt qui lui est confié. L’impression en est commencée. L’œuvre, comme on pourra le voir par les extraits qui en seront donnés, se recommande au point de vue littéraire, non moins qu’au point de vue de l’histoire particulière et générale. Si ces lignes pouvaient valoir quelque sympathie effective à l 'Histoire des Alpes maritimes, ce ne serait qu’un faible témoignage de la gratitude que je dois à M. l'abbé Guillaume pour l’empressement désintéressé qu’il a mis à me communiquer des pages jusqu’ici inconnues. Je dois associer à ma reconnaissance le nom de l’un de mes frères en religion, le IL P. Charrier. Prié par moi de faire quelques recherches dans la bibliothèque de Grenoble sur Jacques Gelu, il a profité d’une excursion apostolique à Gap, pour découvrir et me signaler son heureuse trouvaille. Elle n’est pas la seule que je dois à la charité de mes frères. Un texte précieux, confirmant les rapports de l’église du Puy et de celle de Toul, et fournissant une preuve de plus du pèlerinage de la mère de Jeanne au grand sanctuaire national de Notre-Dame, m’a été montré par le R. P. Brucker, dans un nécrologe de Toul, datant du xvc siècle*. Les histoires inédites de Jeanne d’Arc, de Y Université de Paris par Richer, m’ont fourni des détails, qu’à ma connaissance personne n’a signalés, quoiqu’ils servent beaucoup à expliquer la conduite de l’Université vis-à-vis de la Pucelle.

Bien d’autres choses encore, inconnues à Quicherat, devraient trouver place dans le monument qui aurait pour titre : les Sources de l'histoire de Jeanne (T Arc.

L’art typographique ne saurait y déployer trop de richesses. Il devrait se surpasser lui-même pour n’être pas indigne du sujet. Sous ce rapport encore la collection de Quicherat n’a rien de monumental. Celui qui élèvera le monument que j’indique devrait joindre à la sagacité du paléographe le savoir du théologien et du canoniste, être parfaitement versé dans l’histoire religieuse et politique du xv° siècle, pour enrichir les documents de notes sobres, mais substantielles et

1. Ce texte se trouve reproduit dans l’ouvrage : V Alsace et l'Église au temps de saint Léon IX, par le fl. P. Pierre Brucker, Rétaux-Bray, 2 vol. in-8, en ce moment sous presse.

INTRODUCTION

orthodoxes. Ce ne serait pas trop de longues années consacrées à un travail si glorieux. Cette dernière raison suffirait pour me détourner d’y songer, et il en est d’autres. Puissent les blâmes des délicats en matière d’érudition susciter l’ouvrier que la publication des textes latins retarderait.

La Vraie Jeanne d’Arc, titre premier du présent volume, se retrouvera dans d’autres volumes qui ne tarderont pas â paraître, si les circonstances n’y mettent pas obstacle. Le but serait de permettre à quiconque sait lire d’aborder toutes les sources de la plus patriotique des histoires. Chaque volume devant former un tout, il était inutile de mettre un numéro d’ordre; et le mot de tomel, II, III eûtété impropre.

On verra avec quel soin les auteurs des traités sur la Pucelle soumettent leurs écrits au Saint-Siège. Les décrets d’Urbain VIII ne devaient cependant paraître que bien plus tard. Je fais miennes les déclarations de ces grands théologiens ; je professe pleine obéissanc aux lois d’Urbain VIII, et à toutes celles de la Chaire Apostolique; ainsi que le doit tout écrivain catholique, et plus spécialement tout religieux de l’Ordre auquel j’ai l’honneur d’appartenir.

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