‹ La vraie Jeanne d'Arc (volume 3)Chapitre 121 sur 327 · L^ABRÉVIATEUR DU PROCÈS · texte numérisé non relu

L^ABRÉVIATEUR DU PROCÈS

Sommaire : I. — Quand et dans quelles circonstances a écrit TAbréviateur du Procèsi. — L'unique manuscrit de son œuvre. — Méprise de Tabbé Dubois, réfutée par Quicherat. — L'histoire de la Pucelle mise en tète de TAbrégé du Procès. — Parties

\ . Fit son message aux enseignes dessus dicteSy que le roy connut estre vrayes, 2. Qui estait suscitée.

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plus remarquables. — Début du chroniqueur sur l'intérêt sans pareil de l'histoire de la Pucelle.

U. — Sources d'informations de l'auteur sur la nature des secrets. — Entretien particulier avec la Pucelle conseillé au roi. — Il a lieu. — Triple requête faite mentalement à Dieu par le roi, le jour de la Toussaint. — Effet de cette manifestation sur le roi.

III. — iniquité de la condamnation de la Pucelle, et la part prépondérante qui en revient à l'Université de Paris. — Sentiment contraire de Gerson. — Tout prospérait par les conseils de la Pucelle, et rien sans elle. — Profonde haine que l'envie fait concevoir à quelques capitaines. — De Lagny, la Pucelle se jette dans Compiègne assiégé. — Elle prend part à une sortie faite contre son opinion. — Le signal de la retraite donné. — Fuite précipitée. — La presse empêche la Pucelle de franchir la barrière. — Elle est prise. — Ce qui semble confirmer le sentiment de ceux qui pensent qu'elle a été livrée par un Français. — Sa captivité à Beaurevoir. IV. — Ck>mbien le gouvernement anglais désirait posséder la Pucelle. — Résistance de Luxembourg. — L'évèque de Beauvais sommé de réclamer la Pucelle et de lui faire un procès en matière de foi. — H consulte l'Université de Paris, qui lui en fait un devoir et intervient par ses lettres à Luxembourg. — Notification juridique de ces lettres. — La Pucelle livrée et mise aux fers à Rouen.

. — Cauchon appelle à le seconder dans son procès les sommités de la cléricature. — - Demande et concession des lettres de territorialité. — Les prisons ecclésiastiques iniquement refusées. — L'animosité de Cauchon et du tribunal comparée à l'animosité de Calphe et du Sanhédrin contre Notre-Seigneur.

Quicherat ayant longuement traité de Tœuvre de l'Abréviateur, ce qui suivre n'est qu'un résumé de ses observations critiques*. L'ouvrage fut composé en 1500 par le commandement de Louis XII et ^urle conseil de l'amiral de Gravillc. On n'en connaît jusqu'à présent qu'un ^eul manuscrit possédé par la bibliothèque d'Orléans. Des fragments en ^)nt été imprimés, particulièrement par Buchon dans son Panthéon littéraire^ mais on n'a pas encore édité l'œuvre entière. Louis XII avait de :xnandé la traduction du Double Procès; Tauteur donna d'abord une histoire de la Pucelle, et à la suite un Abrégé du Procès de condamnation et ^e réhabilitation.

Il avait en mains le manuscrit d'Urfé oii, à partir du 3 mars, l'on trouve la minute en français du greffier Manchon. Il a traduit du latin pour la partie qui précède. L'abbé Dubois qui n'avait pas vu les originaux se persuada et soutint que pour tout le procès nous avions la minute Irançaise, et qu'elle était dans le manuscrit Orléanais; Quicherat l'a réfuté victorieusement, mais on regrette qu'il n'ait fait connaître que par cette erreur l'honorable chanoine qui le premier a porté, dans les

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