‹ La vraie Jeanne d'Arc (volume 3)Chapitre 14 sur 327 · Ghastell.\i>', loc, cit · texte numérisé non relu

Ghastell.\i>', loc, cit

3. Voir dans Rymer, t. IV, part. IV, p. 87 et suiv. de nombreuses pièces établissant combien le comte de Foix était dans les bonnes grâces de l'Anglais.

vents, le rendirent Tadorateur du diable, et lui firent commettre assez de crimes pour mériter la mort à dix mille coupables, disait-il lui-même. Il offrait à sa divinité des sacrifices d'enfants ; il lui avait tout donné, sauf sa vie et le salut de son âme. Le fait est qu'il mourut en bon larron, repentant, et en faisant des aveux dont Thisloire frissonne.

Gilles de Rais fut fait maréchal au sacre de Reims. Jean de La Brosse, seigneur de Sainte-Sévère et de Boussac, était alors depuis d*assez longues années en possession de ce titre : c'est un des plus vaillants défenseurs d'Orléans durant tout le siège. Il se trouva à la délivrance de la cité, à la victoire de Patay, à la campagne d'avant et d'après le sacre, au siège de La Charité, à la délivrance de Compiègne. Ce vaillant serviteur de la France mourut insolvable en 1433 *.

Louis de Culan, comme le maréchal de Boussac, était du Berry. Amiral de France depuis 1422, il a suivi presque constamment l'héroïne, et est mort en 1444 *.

Jean Malet, sire de Graville, seigneur normand, avait vu ses terres confisquées par les Anglais. Il était grand maître des arbalétriers depuis 1423. C'était aussi un grand seigneur normand que le comte d'Harcourt et d'Aumale, un des conseillers influents de Charles VII '.

Les Gascons abondaient dans les armées qui marchèrent à la suite de la Pucelle : c'était le sire Raymond- Armand de Coarraze, d'une grande famille du Béarn, seigneur de Coarraze et d'Aspet, alliée aux comtes de Foix ; il passa sa vie à combattre l'Anglais ; c'était Thonnète d'Aulon, le maître de l'hôtel de Jeanne; c'étaient Poton de Xaintrailles, seigneur de la petite localité de môme nom ; Etienne de Vignolles, si fameux sous le nom de La Hire, avec son frère Amade; il devait mourir à Montauban en 1444; c'était le chevalier Thermes, de la famille d'Armagnac, qui devait déposer à la réhabilitation; c'étaient Bouzon de Fages, le sire d'Albret. Le sire d'Albret appelé dans les documents de l'époque de Lebret, était fils du connétable Charles I" d'Albret, tué à Azincourt. Sa mère, Marie de Sully, avait été mariée en premières noces à Guy VI de La Trémoille, et de ce premier mariage avait eu, entre autres enfants, Georges de La Trémoille. Le sire d'Albret, qui commanda l'expédition de La Charité, et le tout-puissant favori de Charles VII, ou plus exactement le roi de fait de l'époque, étaient donc frères utérins *.

Le Bourbonnais était représenté par Jacques de Chabannes, seigneur de La Palisse, qui ne devait cesser de combattre qu'à l'expulsion des

1. Anselme, l. Vil, p. 71 ; Ciiarpemier et Cuissart, Journal du siège, p. 11.

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