‹ La vraie Jeanne d'Arc (volume 3)Chapitre 151 sur 327 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

LE SACRE. — LETTRES DE TROIS SEIGNEURS ANGEVINS ET DE JACQUES DE BOURBON.

Sommaire : 1. — Lettre de trois seigneurs angevins a la reine et a sa mère. — Les destinai aires de la lettre; ceux qui écrivent. — Où et par qui fut trouvée et d'abord publiée cette lettre. — Récente découverte d'une autre copie. — Solennité du sacre. — Les pairs laïques, les pairs ecclésiastiques. — Le cortège de la sainte ampoule apportée et rapportée. — Durée de la cérémonie. — Enthousiastes acclamations. -- Attitude de la Purelle. — L'entrée du roi à Troyes, à Châlons, à Reims. - Marche directe du roi sur Paris. — La présence du duc de Bourgogne à Laon, de ses ambassadeurs à Reims. — Espérance de paix. — La Pucelle assurée de mettre le roi dans Paris.

II. — Lettre de .Iacoies de Boi rbon La Marche a l'évéqle de Laon. — Sa découverte dans les manuscrits de Vienne. — Traduite et publiée par Siinéon Luce dans la Revue Bleue. — Le destinataire. — 11 est étrange qu'on lui écrive ce qu'il était en état de mieux savoir que le correspondant. — Jacques de Bourbon. — Inexactitudes, faussetés, impossibilités qui abondent dans cette lettre.

Lettre de trois seigneurs angevins a la reine ]\Lvrie d'Anjou, et a sa MÈRE Yolande. — xNous avons ici le récit du sacre écrit au sortir de la cérémonie. On se rappelle que la reine Marie d'Anjou, mandée h Gienpour être couronnée à Reims avec son époux, avait été ramenée à Bourges, où elle se trouvait avec sa mère, la reine de Sicile, Yolande. On n'a pas de peine à imaginer avec quelle impatience les deux reines devaient attendre des nouvelles de la marche royale, et du couronnement qui devait en être le terme. Si le royaume de Naples et de Sicile était le plus brillant apanage de la maison d'Anjou, le plus solide étant bien celui

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