C'est inexact pour Sens
3. C'est une des acceptions du mot « niesmement », la seule d'accord avec le contexte. (Lacurne.)
Dstuphin; ils s'en retournèrent ensuite en Picardie. Le duc ramena avec lui sa sœur, femme du régent, qui resta longtemps avec lui à cause des grsLiids périls qui semblaient devoir advenir en France.
EIn cette saison {en juillet)^ le duc de Bar tenait le siège devant Metzea-Lorraine : il y fut un bon espace de temps avec grandes forces ; mais ils finirent de part et d'autre par trouver ouverture à un traité de paix, et le siège fut levé à la suite de l'accommodement.
En ce temps, après la reddition de Troyes, le Dauphin conquit beaucoup de villes et de forteresses par le moyen de la Pucelle, qui dès lors attira tout le renom des faits des capitaines et des gens de sa compagnie ;
CE DONT QUELQUES-UNS DE CES DERNIERS NE FURENT NULLEMENT CONTENTS. Elle
mit en son obéissance tout le pays au-dessus de la Loire, TAuxerrois et . la Champagne, à l'exception de quelques forteresses tenues par Perrinet Grasset, qui ne voulut jamais se rendre ni obéir audit Dauphin, mais fit beaucoup de dommages et de maux avec ses gens.
En ce temps, le duc de Boui^ogne envoya ses ambassadeurs à Reims pour exhorter les habitants à garder leur serment de lui rester unis jusque la paix finale, et de demeurer en l'obéissance du roi Henri et de luimême; et ils promirent d^ainsi le faire.
Le Dauphin viennois et son armée s'avancèrent tellement qu'ils arrivèrent près de Reims. Cependant, au mois de juin, le régent de France avait fait une grosse armée pour aller contre ledit Dauphin, recueillant et mettant sur pied tous ceux qui s'étaient échappés et s'étaient sauvés d'Orléans et d'Yenville; mais, pendant qu'il mettait son armée sur pied, le Dauphin et la Pucelle faisaient tous les jours des conquêtes, et étaient *nivés à Sept-Saulx non loin de Reims. Le Dauphin envoya sommer 'w habitants de cette ville de lui ouvrir leurs portes, et de lui rendre obéissance, malgré qu'ils eussent promis aux ambassadeurs du duc de Bourgogne, ainsi qu'il a été dit, de résister à ce même Dauphin.
Quand les habitants de Reims entendirent la sommation qu'on leur Wsaitdese rendre, ils se réunirent en conseil, conclurent aussitôt d'ouvrir '®urs portes et de rendre obéissance au Dauphin, comme à leur seigneur ^turel, et ainsi il fut fait.
L'archevêque de Reims, chancelier du Dauphin, entra à Reims le '^juillet, et il y fit son entrée avec une très grande suite. Il fut reçu et ''^licite très grandement.
Eu la compagnie du Dauphin, pour faire son entrée à Reims, le
dimanche xyii** jour du mois de juillet*, étaient les comtes de Richemont, d'Alençon, les seigneurs de La Trémoille, de Bosquiaux, de Grandpré, de Graville, de Gamaches, Poton de Xaintrailles, les seigneurs de Gaucourt et de Dampierre, Christophe d'Harcourt, Etienne de Vignoles dit La Ilire, la Pucelle et autres capitaines et seigneurs en très grand nombre. Il avait en sa compagnie une forte armée de gens d'armes et d'iiOMMES DES COMMUNES quicroissait tousles jours. Ledit jour, il fut sacré en Téglise de Reims par rArchevèque. Le jeudi suivant il fut à Saint- Marcoul pour la guérison des malades.
La Pucelle chevauchait devant le roi, armée de toutes pièces, l'étendard déployé. Quand elle était désarmée, elle portait l'habit et avait l'état d'un chevalier, des souliers avec des lacets en dehors du pied, pourpoint et chausses justes, un petit chapeau sur la tête; elle portait de très nobles habits de draps d'or et de soie, bien fourrés.
Pendant que le roi Charles était à Reims, il envoya à Laon, qui lui fit pareillement obéissance et ouvrit ses portes aux envoyés ; lui-même n'y vint pas ; mais Je xxii' dudit mois de juin (juillet)^ La Hire, en qualité de nouveau bailli du Veruiandois nommé par le roi, s'assit en siège royal. Henri David fut fait prévôt et capitaine de Laon, où, comme il vient d'être dit, le roi n'entra point. Il laissa Saint-Quentin qui resta sans lui faire ni lui refuser obéissance.
Il vint à Soissons, de là à Senlis qui se rendirent à lui ainsi que l'avaient fait les autres villes dont il a été fait mention; mais Noyonne lui fit nulle obéissance. Le roi se tint quelque temps à Senlis, d'où il envoya son armée et la Pucelle à Saint-Denis ; il y vint lui-même après, et ne s'y fit pas couronner.
Il envoya son armée devant Paris* par plusieurs fois. Dans une de ces attaques, près de Saint-Laurent, le duc d'Alençon et la Pucelle furent repoussés et battus, jusqu'à avoir de six à sept cents morts ^ ; et ils se retirèrent alors à Senlis [Saint 'Denis), Une autre fois ils livrèrent l'assaut du côté qui se trouve à la descente de Montmartre. LaPucelle y fit merveille par ses paroles, par ses pressantes invitations, donnant cœur et hardiesse
1. L'entrée eut lieu le 10 au soir, et Uichemont n'y était pas.
2. L'ordre des faits compris dans tout le paragraphe iv est complètement renversé. Le chroniqueur met après l'assaut contre Paris une suite d'événements accomplis avant cette tentative. Peut-élre n'a-t-il pas eu le temps d'ordonner ces dernières pages de son œuvre.