Franche- Comté
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(les lieux susdits; détenir nos conseils, d'y conclure et d'exécuter les conclusions pour notre bien et notre honneur et la conservation de nôtredite seigneurie ; et, pour ce faire, de recueillir et d'employer toutes les finances qui nous appartiennent dans les dépendances, villes, bailliages et lieux ci-dessus désignés, ainsi que les cas le requerront, y commettant et ordonnant de par nous tels officiers que bon lui semblera ; le tout sans préjudicier ni déroger en autres choses à l'état et à la dignité de la régence du régent notredit oncle.
« Ainsi donnons mandement à nos aimés et féaux conseillers les gens de notre parlement, au prévôt de Paris, et à tous les baillis et autres jusciers, officiers et sujets à qui il appartiendra, et à leurs lieutenants, de laisser notre oncle de Bourgogne jouir et user pleinement des gouvernements et garde dessus dits, et en tout ce qui concerne et regarde ce qui vient d'être dit, de lui obéir sans aucun contredit à lui, à ses mandements et commandements ; promettant en bonne foi à notredit oncle de Bourgogne, que toutes et chaque fois que charge de guerre lui surviendra dans les limites dudit gouvernement, nous l'aiderons, dès que par lui nous en serons requis, de nos gens d'Angleterre et d'ailleurs, autant que raisonnablement nous pourrons alors le faire. En témoin de ce, etc.
« Donné à Paris le xm* jour d'octobre de Tan de grâce 1429, de notre règne le septième.
« Ainsi signé : Par le roi à la relation du conseil tenu par Mgr le régent du royaume de France, duc de Bedford, auquel étaient présents Messeigneurs le cardinal d'Angleterre et le duc de Bourgogne, vous, les évoques de Beauvais, de Noyon, de Paris et d'Évreux, le comte de Guise S le premier président du parlement, l'abbé du Mont-Saint- Michel, le sire de Scales, le sire de Santés, Messire Jean Fastolt, Messire Raoul Bouteiller, le sire de Suint-Liébaut, Messire Jean Poupham, les seigneurs de Clamecy et du Mcsnil, le trésorier du palais à Paris, Messire le duc, et plusieurs autres.
(( Jehan Reinel. »
[Le chroniqueur va nous dire que les Anglais n'adhérèrent pas à la trêve; mais si, comme duc de Bourgogne, Philippe était lié, il ne l'était pas comme gouverneur de Paris et des autres pays confiés à sa garde par le roi anglais. Ses lieutenants étaient autorisés à dire, comme ils dirent en effet, qu'ils ne combattaient pas les Français comme Bourguignons, mais comme étant au service de T Angle terre. Reprenons la suite de la Chronique.]