‹ La vraie Jeanne d'Arc (volume 3)Chapitre 194 sur 327 · LE NOTAIRE PIERRE COCHON · texte numérisé non relu

LE NOTAIRE PIERRE COCHON

Ce n'est nullement du bourreau de la Pucelle, du Caïphe de Beauvais qu'il s'agit; mais de l'un des douze notaires apostoliques que Ton comptait à Rouen alors que la Pucelle y subissait son martyre. Celui-ci a laissé une Chronique que le premier éditeur, Yallet de Viriville, a appelée Chronique Normande^ appellation que lui a maintenue le second éditeur, M. de Robillard de Beaurepairc.

M. de Beaurepaire a étudié avec son ordinaire diligence, et apprécié, avec la justesse d'esprit qu'on lui connaît, la Chronique Normande et son auteur. D'après le docte archiviste, Pierre Cochon est né vers 1390, au pays de Caux, à Fontaine-le-Dun dans la vicomte d'Arqués, aujourd'hui dans l'arrondissement de Dieppe. Il serait mort vers 1456. Prôtre, il exerça les fonctions de notaire apostolique, c'est-à-dire de notaire nommé médiatement par le Pape, qui avait délégué à la corporation des notaires de Rouen le droit de choisir leurs collègues. Pierre Cochon fut l'ami de Manchon, le greffier du procès de Rouen, et lui succéda dans la cure de Vitledeur. On les voit nommés tous deux simultanément exécuteurs testamentaires d'un collègue, et ils boivent ensemble à l'hôtel de la Pierre, près la cour du parlement. Il est à croire que Cochon partageait vis-à-vis de la Martyre les sentiments de son ami, qui .» pendant un mois, pleura au souvenir du supplice de la victime.

Pierre Cochon, dans sa Chronique, embrasse, comme il pouvait la

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