Rtmer, t. IV, part. IV, p
d'Irlande, au vicomte de Kent, salut. Beaucoup (quàmplures) denos hommes liges et de nos sujets, venus à notre suite dans notre royaume de France, à notre service, tant pour la garde de notre personne que jpour celle de cette contrée, se retirent, bien plus, ont passé de France dans notre royaume d'Angleterre, avant le temps convenu, sans licence de notre part, par fraude, subrepticement et iniquement. Les désertions continueuty au péril, autant qu'il est en eux, de laisser sans aucune défense notre personne, et notre royaume de France. Voulant obviera ces coupables infidélités de nos hommes liges et de nos sujets, pourvoir sur ce point à notre sécurité et à la sécurité de notre royaume de France, nous vous enjoignons le plus étroitement possible, nous vous commandons fortement d'arrêter et d'enchaîner tous ceux de nos hommes liges et de nos sujets, qui sont venus de France en Angleterre sans notre spéciale licence, ainsi que nous l'avons déjà indiqué; arrètez-les partout où vous pourrez les trouver dans votre bailliage, dans des lieux de franchise ou hors franchise, et une fois arrêtés, menez-les, ou faites-les conduire sans délai à notre conseil d'Angleterre, pour y répondre sur les points spécifiés. Exécutez ponctuellement cet ordre en proportion de l'amour et de l'affection que vous avez pour la sécurité de notre personne et de la crainte d'encourir notre puissante indignation.
« Témoin Humphroy, duc de Glocester, gardien d'Angleterre, à Wyx, le 12 décembre, de notre règne le neuvième.
(( De semblables édils sont envoyés à la même date aux vicomtes cidessous : le vicomte de Norfolk et Sulfolk; le vicomte de Londres, d'Essex et de Sussex, le vicomte de Southampton, au constable du château royal de Douvres, gardien des cinq ports du roi et à son lieutenant \ »
UNE CONJURATION DANS PARIS, d'aPRÈS UNE LETTRE DE GRACE
ACCORDÉE A l'uN DES CONJURÉS.
ChufTart, la Chronique des Cordeliers et Fauquenbergue nous ont parlé d'une conjuration ourdie en mars à Paris pour introduire Charles Vil dans la capitale. Il est vraisemblable que Jeanne d'Arc faisait allusion à ce projet qui fut sur le point d'aboutir, lorsque, le 16 mars, elle écrivait aux habitans de Reims : « Je vous manderais encore quelques 7iouvelles dont vous seriez bien joyeux ; mais je craindrais que les lettres ne fussent prises en c/iemin^ et que fon ne vit lesdites nouvelles.