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i46 LA VRA1£ JEANNE D'ARC : LA LIBÉRATRICE.
scribe a changé Torthographe, écrivant ching pour cinq, Franchois pour Français, il a changé les mots eux-mêmes, en a ajouté et en a retranché. C'est sur le numéro 2596 que notre travail de rajeunissement a été fait. La raison de ce choix est la suivante. Le premier ouvrage profane imprimé en France, avons-nous lu, ce sont les Grandes Chroniques de Saint-Denis (1476-1477). La Chronique de Chartier, à deux folios près omis ou disparus, se trouve au tome IIP. L'auteur vivait peut-être encore. Or le texte imprimé est exactement celui du manuscrit 2596. La collation ne nous a révélé que deux mots différents, évidemment fautifs dans le manuscrit, qui ne le cède pas d'ailleurs en beauté calligraphique à celui qu'a préféré l'éditeur du Double Procès. Il peut se faire encore que le chroniqueur ait introduit des variantes dans son texte. Il en est une dans les textes de Quicherat et de Vallet de Viriville que nous reproduisons à la suite. Les chapitres de Jean Chartier sont courts. Les titres seront conservés dans nos divisions plus générales. Ils permettront de juger du style de l'historiographe.
Dans un appendice sont relevées les assertions de la Chronique latine que Ton ne trouve pas dans la Chronique française. La Société de l'Histoire de France voudra peut-être étudier dans son entier le texte que nous sommes heureux de signaler.
Vallet de Viriville, dans ses Historiens de Charles VII^ M. de Beaucourt, au tome XXVIl des Mémoires des antiquaires de Normandie (1870), ont consacré à Jean Chartier des notices et une étude qui ont été mises à profit dans les pages que Ton vient de lire.