‹ La vraie Jeanne d'Arc (volume 3)Chapitre 92 sur 327 · Tous armés en chef · texte numérisé non relu

Tous armés en chef

4. Sitost que le roi fut bougé. « Sortir d^un lieu » est une des acceptions de ce mot.

(L%CUR?iE.)

5. Qui convient au roi, « somptueux » ; ainsi il est dit : « Les habits des capitouls de Toulouse sont appelés habits royaux » . (Lacurne.)

ladite grande église et desOBiidirent à l'entrée du chœur, et après le sacre ils la reconduisirent en même état à Tabbaye.

Le sacre dura depuis neuf heures jusques à deux heures après mi-jour; et à rheure que le roi fut sacré, et aussi quand on lui assit la couronne sur la tète, tout homme criait « Noël! », et trompettes sonnaient en telle manière qu'il semblait que les voûtes de l'église dussent fendre.

Durant le mystère, la Pucelle se tint toujours joignant le roi, tenant son étendard à la main ; c'était fort belle chose de voir les manières que tenait le roi, et aussi la Pucelle.

Ce jour, les frères de Laval furent faits comtes parle roi, et le seigneur de Rais fut fait maréchal ; le roi fit aussi plusieurs chevaliers, les seigneurs en firent pareillement, tant qu'il en eut bien trois cents nouveaux.

Le duc de Bourgogne, qui après avoir été à Paris, était venu à Laon, envoya, le même xvii' jour de juillet, en ce même lieu de Reims, une ambassade pour traiter son appointement {sa réconciliation); mais cette ambassade n'était que dissimulation et dans la pensée d'amuser le roi, qui était disposé d'aller tout droit à Paris.

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