‹ La vraie Jeanne d'Arc (volume 3)Chapitre 99 sur 327 · LA SUITE DE L'HISTOIRE DE LA PUCELLE SOMMAIREMENT INDIQUÉE · texte numérisé non relu

LA SUITE DE L'HISTOIRE DE LA PUCELLE SOMMAIREMENT INDIQUÉE

Sommaire: I. —Le roi et la PucelJe se rencontrent à Tours. - L'entrevue. — Convocation des capitaines. — Prise de Jargeau et assertions erronées du chroniqueur. — Conquête de Meung, de Baugency. — Victoire de Palay. — Tant de succès rapportés à Dieu.

II. — Bref exposé de la marche vers Reims. — Longue station du roi dans 1 église Notre-Dame, le matin du sacre. — Le sacre. — Hommage des seigneurs. — Création de chevaliers.

IH. — Nombreuses villes qui se déclarent pour Charles Ml durant sa marche vers Paris. — Facilité de conquérir tout son royaume. — 11 fait faire à Saint-Denis un ser>-ice pour son père. — Paris unique objectif de la Pucelle. — Sa profonde peine de !*e voir traversée. —Troupes retirées durant Tattaqae contre Paris. — Retraite du roi malgré la Pucelle. — Son inaction, et le mécontentement de la Pucelle.

IV. — Fcrces considérables avec lesquelles le Bourguignon reprend la guerre après Pâques. — Portugais. — Siège et blocus de (k)mpiègne. — Prise de la Pucelle. — Sa prison à Beaulieu et à Beaurevoir.

V. — Tentative d'évasion. — Terrible accusation contre quelques capitaines français. — Unique prétexte de condamnation.

Ces événements accomplis, la Pucelle les manda au roi tels qu'ils étaient arrivés. Pareilles nouvelles lui causèrent grande joie, et bientôt après il partit de Chinon pour aller vers elle. Il arriva à Tours le vendredi suivant, celui qui précède la Pentecôte. La Pucelle, qui y était venue un peu avant, alla à sa rencontre, son étendard en main, et lui fit la révérence, la tète découverte, en se baissant sur son cheval, le plus profondément qu'elle le put. Le roi, en Tabordant, ôta son chaperon et l'embrassa en la soulevant, et, comme il sembla à plusieurs, volontiers il Fcul baisée, tant il avait de joie. Après cette heureuse rencontre, ils entrèrent en la ville de Tours, et se mirent en leurs hôtels.

Le lendemain, le roi reçut nouvelles que le sire de Scales, le sire de Talbot et grand nombre d'Anglais échappés du siège d'Orléans, s'étaient réfugiés et renfermés dans Jargeau, Baugency et Meung. Ainsi informé, il manda en toute hâte le bâtard d'Orléans et Poton de Xaintrailles, défenseurs d'Orléans durant le siège, et plusieurs autres capitaines en garnison dans les places d'alentour. Quand ils furent assemblés à Tours, le roi leur commanda d'aller avec la Pucelle contre les Anglais.

La Pucelle partit donc de Tours, à bonne puissance de gens d'armes,

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