INTRODUCTION. XIII
Jeanne. Il expose ce qu'ils furent dans TÉglise et dans TÉtat, comment ils procédèrent vis-à-vis de la libératrice. Je me suis efforcé de condenser des faits qui demanderaient des volumes. Si le lecteur me trouvait long, il est prié de se rappeler Timportance capitale de la question, pour l'histoire de Jeanne, et pour l'Église entière. Je n'explorerai pas toute la veine. Il en est peu qui offrent matière à de plus profondes considérations.
Les- quatre livres qui suivent sont consacrés à la réhabilitation. Le troisième fait connaître les débuts, les premiers ouvriers, les premiers travaux; le quatrième est réservé aux mémoires de quelques évèques justement célèbres, que l'on trouve dans l'instrument du procès de réhabilitation ; le cinquième, à la récapitulation que fit Bréhal des nombreuses consultations écrites ou orales, qu'il avait pour la plupart provoquées. Le sixième présente l'histoire du procès de réhabilitation; il dit ce que furent les délégués de Calixte III, leurs travaux, le sommaire de la procédure ; il relate la sentence, et tire pour l'histoire de Jeanne quelques conclusions qui semblent acquises par les travaux précédents.
Un rapide coup d'œil sur Jeanne devant l'Église depuis la réhabilitation, surtout de nos jours, termine le volume.
Ce n'est pas sans un dessein particulier de la Providence, que non seulement la France, mais l'Église entière, le monde civilisé s'occupent de la libératrice. Pas de nom plus populaire, plus sympathique. Il est d'une importance capitale de montrer la Pucelle telle qu'elle est, c'est-à-dire comme un défi jeté au naturalisme de tout degré. C'est l'objet des traités qui composent ce livre. L'auteur dans un volume précédent : Jeanne (TArc sur les autels et la régénération de la France, a déjà essayé de montrer les aspects surnaturels de cette céleste histoire. L'accueil que lui a fait le public montre que, grâce au ciel, il reste encore bien des cœurs capables de s'élever dans ces régions.
Le sujet a valu au livre des éloges que l'auteur aurait tort de s'attribuer. L'espérance de voir Jeanne sur les autels inspirait certainement les prélats qui l'ont honoré de lettres aussi chaleureuses