XIV INTRODUCTION
que celles de Nosseigneurs de Montpellier et de Rodez; les publicîstes qui dans V Univers, dans le journal la Croix, la Gaze/te de France, le Messager du cœur de Jésus, les Institutions de droit de Grenoble, et généralement dans toute la presse catholique, lui ont consacré des articles, des études, où Ton sentait tout ce que dit à une âme chrétienne et française le seul nom de Jeanne la Pucelle. Les lettres intimes n'étaient pas moins expressives; et les invitations à continuer ne lui ont pas fait défaut.
Il ne connaissait pas alors les traités qu'il a étudiés depuis. S'il a eu la joie de voir qu'il était en plein accord avec les théologiens du xv'' siècle, il pense cependant que la publication de leurs mémoires ne fait pas double emploi. L'on ne compte pas les paysages que dore le soleil; l'on ne compte pas davantage les riches aspects qu'il est permis d'entrevoir, à la lumière de la Pucelle. En étudiant Jeanne dArc sur les autels au point de vue de la régénération de notre malheureux pays, l'auteur n'a abordé qu'en passant ce que les grands théologiens du xv'' siècle ont creusé profondément, avec une autorité à laquelle il ne saurait prétendre. Les deux volumes se confirment et se complètent l'un l'autre.
Rien de plus fécond, de plus urgent que de vulgariser tout ce qui fait ressortir le surnaturel de la Vierge guerrière. Donner les mémoires théologiques du xv" siècle dans leur texte original, c'eût été ne les publier que pour un nombre fort restreint de lecteurs. Même parmi ceux qui sont en état de lire le latin, beaucoup redoutent le léger effort qu'il y a à faire pour soutenir l'attention. Ce n'était pas la belle époque de la scolastique. Dans certains mémoires, la phrase est lourde, pénible ; l'expression vulgaire ; les auteurs écrivaient pour des savants comme eux, qui cherchaient des raisons, et étaient incapables de se contenter de mots et de phrases sonores.
Ils établissent longuement leur thèse, ou majeure; accumulent les autorités sacrées et profanes. Ce ne sont pas seulement les textes des écritures; ce spnt les passages des Pères, des docteurs scolastiques, qui se mêlent aux citations du Corpus juris^ des Pandectes^ des Canonistes, de Sénèque, d'Aristote ou de Cicéron. Les renvois sont fidèlement indiqués. Cette marche solide, je le veux bien, mais pesante, est peu de notre goût. J'ai tâché de l'alléger en supprimant les renvois, et grand nombre de ces citations ; en ne donnant que la substance des preuves qui établissent le principe. Je me suis