‹ La vraie Jeanne d'Arc (volume 4)Chapitre 3 sur 381 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

C'est à l'Église Romaine que les annales du genre humain doivent le plus beau de leurs joyaux, Jeanne d'Arc, Jeanne la PuccUe, ou mieux encore sans épithète, la Pucelle. La Pucelle, et dans sa vie mortelle, et dans sa vie historique à travers les âges, est tout entière à l'Église Romaine. L'Église Romaine seule explique les merveilles de cette céleste existence, tout comme, seule, elle en a conservé les irréfragables témoignages.

Le ciel a fait naître Jeanne dans un de ces laboratoires, — il n'en est pas de plus humble, — où, sous le nom de paroisse, l'Église forme les vases de gloire, contre lesquels le temps sera toujours impuissant. Jeanne y grandit, nourrie des sublimes enseignements que l'Église distribue aux plus petits, comme aux plus grands. Elle aima, embrassa les pratiques les plus élevées et les plus simples, par lesquelles cette même Église divinise les âmes de ses enfants, quand elles sont dociles. Préparée, visiblement pour elle, invisiblement pour les autres, à la plus incroyable des missions, par des personnages surnaturels que, seule, l'Église Romaine connaît et révère, loin que la jeune enfant se soit affranchie des pratiques communes aux fidèles vulgaires, elle affirme que ses frères du ciel les lui ont toujours instamment recommandées. Personne ne s'y est plus exactement conformé, durant les jours obscurs de Domremy.

Ce n'est qu'avec l'autorisation de l'Église Romaine, représentée par ses évêques et par ses docteurs, que Jeanne est entrée dans sa glorieuse carrière. Cette carrière fut interrompue. Elle le fut par des ennemis de l'Église Romaine. Peu d'hommes, s'il en est, ont fait plus de mal à l'Église que les docteurs de Paris qui condamnèrent

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