‹ La vraie Jeanne d'ArcChapitre 187 sur 296 · T. Il, f · texte numérisé non relu

T. Il, f

pas dégagée, et en particulier, le pont était difficilement praticable. Mais dès Tannée suivante, d’un commun accord, les autorités de la ville arrêtèrent que la procession commémorative se ferait tous les ans. 11 semble qu’elle eut lieu d’abord le 7 mai. C’est la date donnée par les comptes de commune dans les articles suivants.

« A Jehan Martin, pour l’achat de XXVI 1. de cire neufve pour faire XII cierges qui furent portez à la procession le VIT jour de may et donnez à Mons*" saint Mamert, Mons' saint Euvertre et Mons*^ saint Aignan, à II s. p. la livre, valent CVIII s. p.

« A Jaquet le prêtre pour paier ceulx qui portèrent les torches de ladite ville à ladite procession IIII s. p.

« ... Audit Jaquet pour bailler à ceulx qui portèrent les châsses de Mons** Saint-Aignan, Saint-Mesmin, de Bonneval et autres corps saints, pour payer quatre sergents qui furent à la dicte procession pour arrengier le peuple et pour paier ceulx qui portèrent des eschiellettes [clochettes)^ pour tout . XLVIII s. p.

« A Raouletde Harcourt, pour despence faite par lui et Jehan Mohy, un varlet en leur compagnie, à aller h Jargueau quérir Mons' Tevesque d’Orliens pour estre à ladicte procession, pour louaige de chevaulx et sallaire de varlet, pour tout LXVIII s. p.* »

Quand on parcourt l’inventaire sommaire des comptes de la commune d’Orléans par M. Doinel, on y trouve des détails tels que ceuxci, pour Tannée 1434 : Procession du 8 mai : les 12 procureurs de la ville portent chacun un cierge, ayant chaque cierge un écusson aux armes dOrléans; sonnerie à Sainte-Croix et chant; on porte les châsses de saint Aignan, saint Mamert, saint Euverle ; Robert Baignart, prédicateur, reçoit 16 sols parisis^. Le sermon est fait par un des religieux des quatre ordres mendiants, dominicain, franciscain, augustin ou carme. On peut voir les détails de la solennité, telle qu’elle se pratiquait au XVII® siècle, dans YHistoire d'Orléans^ par Symphorien Guyon.

Le chanoine Dubois se félicitait d’avoir entrepris le dépouillement si laborieux des registres de sa ville natale. Il avait raison. Ces comptes, d’un abord si vulgaire, donnent d’intéressants détails sur les diverses circonstances de la délivrance, et, rapprochés de la marche des événements, les mettent sous les yeux.

Des bourgeois sont envoyés à Blois pour surveiller l’arrivage des blés

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