‹ La vraie Jeanne d'ArcChapitre 190 sur 296 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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EXTRAIT DES COMPTES DE LA VILLE D’ORLÉANS

Maître Jean quitta Orléans après la campagne de la Loire, le 23 juin, et reçut un don de 8 livres à son départ*.

Il fut au siège de Compiègne ainsi que l’indique la mention suivante : « Pour dépense faite à donner à souper à maistre Jean le Coulevrineux, qui

estoitvenu de Compiègne XL VIII s. p.V »

Cinquante sous furent donnés à celui qui apporta la nouvelle de la délivrance de cette cité, et le 3 décembre 1430, un vin d^honneur est offert aux procureurs de la ville Les comptes attestent que les maires, les bourgeois de Beauvais, de Senlis, de La Rochelle, reçurent à diverses occasions semblables honneurs.

M. Doinel publiait en 1876, dans les Annales de la Société archéologique de VOrléanais (t. XV), une pièce qui mérite d’attirer l’attention des historiens de la Vénérable. Elle est tirée d’un registre de notaire du chapitre de Sainte-Croix [sfhùe G).

Si la Pucelle avait l’intuition qu’elle ne durerait guère qu"un an, l’acte qui va être cité paraît établir qu’elle avait pensé qu’une plus longue carrière mortelle pourrait s’ouvrir devant elle. C’est peut-être le cas où, trouvant un parfait acquiescement à la direction qu’elle apportait au nom de Dieu, elle aurait pu accomplir sa mission tout entière. Nouvelle Judith, elle aurait alors vécu jusqu’à une longue vieillesse au milieu de son peuple. Elle aurait choisi Orléans pour lieu de retraite et en aurait fait comme sa seconde patrie. L’acte suivant en effet semble indiquer qu’elle avait loué pour soixante ans une maison à Orléans.

Voici le texte découvert et publié par M. Doinel :

« Le mardi XXVII* de février 1432 (a.st.) Jehan Feu, huilier, et Philippe sa femme, demeurans à Oriéans, en la paroisse de Saint-Malo, confessent avoir pris à rente, ferme ou pencion, dujourd'huy jusques à la fin de cinquante-neuf *ans après ensuivans, des doyen et chapitre de rÉglise d’Orléans, en la présence de messire Jehan Ferron, chanoine d’icelle Église, ung hostel qu'ilz ont, assis en la rue des Petiz-Souliers d’Orléans, et que tenoit par avant la Pucelle, dont estoit pleige* Guillot de Guienne, qui audit bail a renoncié au prouffit desdis bailleurs; — tenant d’une part à l’ostel dudit preneur et d’autre part aux hoirs feu Jehan Beltevoie. Cette prise faicte pour la somme de siz escuz d’or

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