‹ La vraie Jeanne d'ArcChapitre 253 sur 296 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

LES FAUSSES ET FANTAISISTES INVENTIONS DU NATURALISME SUR LA SOUMISSION DE TROYES.

Sommaire : l. — La prétention d'Auguste Vallet de faire disparaître le merveilleux dans la reddition de Troyes. — Contre-vérité affirmée par Siméon Luce que le traité de Troyes était odieux en Champagne.

II. — Notice sur le frère Richard. — Pourquoi il dut quitter Paris. — Pourquoi il se sépara de la Pucelle. — Interné à Poitiers par Tautorité ecclésiastique et séculière. — Assertions fantaisistes de Siméon Luce sur les prédications du cordelier à Troyes, à Paris. — Assertion fausse de Monstrelet. — La Vénérable et le Cordelier se sont vus pour la première fois sous les murs de Troyes. — C'est là que Jeanne ‘l’a conquis.

III. — Jean L'Aiguisé, évêque de Troyes. — Les mesures du gouvernement anglais au sujet de son élection ne supposent rien de personnel contre l'élu. — Rien n’indique que, jusqu’à l’arrivée de la Libératrice, il ait eu des sentiments politiques différents de ceux de ses diocésains. — Assertions absolument gratuites sur l'infiuence prépondérante qu’il aurait exercée au concile de Paris, sur les plaintes du clergé contre les mesures fiscales de Bedford. — Gagné à la cause nationale à l'arrivée de l’armée; la part qu'il a prise aux négociations suffit pour expliquer les lettres de noblesse concédées à sa famille. — Briève conclusion.

Auguste Vallet revendique l’honneur de présenter sous un jour nouveau le mérite qui revient à la Pucelle dans cette campagne, dont, d’après lui, l’on avait, jusqu’à présent, fait connaître seulement le résultat. Or, le silence et le mystère prêtent au merveilleux*, ajoute-t-il, non sans quelque complaisance. C’est par le fameux frère Richard et par l’évêque L’Aiguisé qu’il prétend dissiper le merveilleux. Siméon Luce a exploité la trouvaille de son collègue en surenchérissant encore. Dans la Paysanne et t Inspirée, il a été fait justice des ridicules inventions d’après lesquelles Jeanne tenait la dévotion au saint nom de Jésus des prédications de frère Richard à Troyes durant l’Avent de 1428. Pour être plus complet, signalons une cause nouvelle que Vallet n’avait pas osé mettre en avant, et que Luce allègue à l’encontre de tous les documents.

D’après Siméon Luce, le traité de Troyes aurait eu pour elfet en Cham-

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