Procès, p
témérité^ et la conclusion de r article, je m'en rapporte à mon Seigneur, mon juge; » et encore : « Je m'en tiens à ce que j'ai répondu autrefois du roi et du duc d'Orléans. Je sais bien que Dieu aime mieux mon roi et le duc d'Orléans que moi, en ce qui regarde l'aise du corps; et je le sais par révélation ^. »
Le duc d’Orléans ne fut délivré que neuf ans après le martyre. Elle parle d’empêchement; cela ne peut s’entendre que de ceux qu’elle a trouvés dans son parti; elle a donc été traversée, empêchée dans son parti.
Tandis que Jeanne était sur la scène, Tuniverselle persuasion fut qu’elle devait chasser entièrement les Anglais. C’est, avec la délivrance miraculeuse du duc d’Orléans, fort clairement exprimé dans la lettre de Perceval de Boulainvilliers au duc de Milan : « Dicit Anglicos nullum habere jus in Franciâ, et dicit se missam à Deo ut illos indè expellat... Dominum ducem Aurelianensem nepotem vestrum miraculosè libe^ randum (II, p. 542). »
Le secrétaire du roi, Alain Chartier, fait dire à l’Ange qui l'envoie : « Regem consecrandum Remis adducas; coronato Parisiis reddas, regnumque restituas (IT, p. 543). » Pancrace Justigniani, si bien placé à Bruges pour savoir ce qui se disait en France, et dont la réserve est remarquable, écrit, à la date du 9 juillet, que la Pucelle a promis à Charles de le faire roi de toute la France e( de ses dépendances, et de délivrer le duc d’Orléans (III, p. 583).
Quoi de plus explicite que les vers de Christine de Pisan? Non seulement elle mettra le roi dans Paris, qui qu'en groigne ; détruire l'Englescherie est le moindre de ses exploits; elle a plus haut fait à accomplir, c'est que la Foi ne périsse (III, p. 265).
Qu’on relise les oraisons composées pour obtenir la délivrance de la prisonnière des mains de Jean de Luxembourg (I, p. 688). On demande au Ciel la délivrance de la captive, pour qu’elle puisse accomplir la suite d’une mission confiée par un seul et même ordre d’en haut : quæ per te et in eodem aclu jussa sunt, formaliter adimplere. Que l’on relise encore les documents écrits avant le procès de réhabilitation ; aucun ne laisse soupçonner que la mission finissait à Reims; carie Journal du siège a été composé après cet acte réparateur.
Parmi les théologiens qui écrivirent des mémoires pour la réhabilitation, un seul a abordé la question de l’étendue de la mission. C’est le