‹ La vraie religion selon Pascal; recherche de l'ordonnance purement logique de ses Pensées relatives à la religion. Suivie d'une analyse du Discours sur les passions de l'amourChapitre 6 sur 40 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

POUR CONNAITRE SON VRAI BIEN L UOMME A BESOIN DE SE CON- NAITRE. — ANALYSE DES APTITUDES DE L'aME. — LA PENSÉE. — LES SENS. — LA SENSIBILITÉ MORALE. — l'iMAGINATION. — LA VOLONTÉ. — l'hABITUDE. — LE LIBRE ARBITRE. — LA CONSCIENCE MORALE. — INFIRMITÉ, DES APTITUDES DE L'aME ; DISPROPORTION ENTRE LA PORTÉE DE CRAGUNE ET SON OBJKT; chacune est SOURCE D'ERREUR. — INCONSTANCE, ENNUI, INQUIÉ- TUDE. — DIVERTISSEMENT. — AMOUR-PROPRE ET VANITÉ. — GRANDEUR ET PETITESSE DE l'iIOMME. — PROBLÈME DES CON- TRARIÉTÉS DE SA NATURE.

Le souverain bien pour l'homme est évidemment ce qui lui promet la satisfaction la plus complète et la mieux assurée. Il semble tout d'abord que ce lui soit assez facile à déterminer, qu'il n'ait pour cela qu'à interroger ses sens et son cœur. Il s'aperçoit bientôt que la réponse n'est ni aussi simple ni aussi précise qu'il l'avait présumé, car il ne s'agit de rien de moins pour lui que d'approfondir sa propre nature, celle des choses qui peuvent y convenir et celle de la possession même. Pascal, sur ces trois points, applique à une investigation minutieuse toute sa puissante sagacité.

Les désirs, les vœux, les aspirations de l'homme expriment son être; ses choix lui sont dictés, ses jouissances mesurées par le rapport de son être à son milieu. Or le premier r égard qu'il a porté autour de lui a déjà déconcerté ce qu'il y a en lui de plus essentiel, sa pensée.

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