‹ La Yougoslavie; études et souvenirsChapitre 14 sur 17 · I. Voukitchévitch, oitvr. cité, t. I. chap. si · texte numérisé non relu

I. Voukitchévitch, oitvr. cité, t. I. chap. si

son cachet sur une missive au sultan où les chrétiens sedéclarentenchantés du nouveau régime, il l'appose et compte sans doute que personne n'en sera dupe. Un peu plus tard, quand un des dahis imagine de lever les chrétiens, comme jadis Moustafa, mais pour faire la guerre aux begs de Bosnie, il y va comme les autres, mais manœuvre pour amener un accord grâce auquel les chrétiens rentrent chez eux sans combat. Il ne se dissimule d'ailleurs pas que sa soumission ne le tirera pas d'affaire et que le fait d'avoir obéi à la tête de 1.800 hommes est une raison de plus pour qu'on se débarrasse de lui. Tout le monde lésait: « Vois-tu, lui dit le spahi Mouïa-Beg, ça ne peut plus durer ainsi ! Je pars à la Mecque, non pas pour monplaisir, maispouréchapperà ces chiens de dahis. Toi, knèze, prends ta femme et tes enfants et passe en Autriche. Autrement, à mon retour, tu ne seras plus de ce monde ! — A quoi bon? répond Alexa ; si je fuis, les agas diront : « Alexa est allé chercher les Allemands pour nous attaquer, et les autres knèzes et le pauvre peuple pâtiront pour moi. Où je suis né, je vivrai et mourrai; à la grâce de Dieul » Elle l'a déjà tiré d'une embuscade et d'une tentative d'empoisonnement; peut-être atteindrat-il, sain et sauf, la crise que toutlemonde prévoit et que d'ailleurs il prépare en sous-main.

Les dahis en auraient été avertis par la saisie d'une lettre où Alexa demandait à un vieil ami, le major autrichien Mitesser, de la poudre d'abord, puis des officiers pour diriger la révolte. Mais l'au-

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