‹ Laa servante du curé comédievaudeville en un acte mèlée de couplets par mm Bayard, Xavier et Masson, représentée, pour la premiére fois a Parissur le Théâtre du PalaisRoyal le 23 mai 1840Chapitre 16 sur 34 · II. moiER, en dehors · texte numérisé non relu

II. moiER, en dehors

Annette!

MACLOIRE.

Je disque quand votre oncle n’avait que moi pour^rvante, il était mieux seni, Histigris!.. (A part.) Attends donc, Je vas te...

JULIEN , prenant le plat et le mettant entre les mains de Maitloire.

Vrai?., en ce cas. continue, continue, mon garçon...

AN.NErUE.

Mais non , c’est à moi...

JULIEN

Laissez-le faire, puisqu'il s’y entend si bien. M.\GL01AE. SC fâcliaiu.

A la fin...

Jtl.IlN.

Allons, conscrit de cuisine, pas accéléré, en avSaiit. marche, ou gare les côtelettes!..

MACLOIRE, le plat k b main.

Ali ! mamzelle Amietic, manizelle Annette...

mon froui se couvre «l’une pudique rougeur... Aïe! ça brûle!.. (il rentre.)

SCKNK IX.

miEN. ANNETTE.

ANNETTE

Vous me retenez, mais votre oncle...

JULIEN

Mon oncle, son souper est servi, il a son affaire ; occupons-nous de la nôtre.

(Il lui prend la taille cavalièrement.) ANNETTE, le repoussant doucement.

M. Julien...

MAGLOIRE, de même.

Mamzelie Anneue!..

JULIEN

Qu'est-ce que c'est que ça , Annette ?

ANNETTE

C’est moi.

JULIEN

Vous avez changé votre nom? vous avez bien fait!.. J’approuve, parce «pie Calherinc , ca me rappelait., suflit l tandis qu’Annette... eh bien ! c’est du nouveau, ça change , n'est-ce pas, petite mère? (Il lui prend la taille.)

ANNETTE

Lnissez-moi, M. Julien... vous entendez bien qu’on m'appelle.

Vous laisser, quand Je vous retrouve ! (A part.) Pas si jobard , cette fois.

SCÉNKYIll.

Les Mêmes, MAGLOIRE.

MAGLOIRE

Manuelle Anncne , à la fin , c’est indécent I Monsieur V Curé attend.

ANNETTE

Ce n’est pas ma faute...

MAGLOIRE

Si vous ne causiez pas avec des soldats..

JULIEN

Qu’est-re que tu dis, Misligris?

JULIEN

Ah! «lame! je suis dragon, voyez-vous, mamzclle Annette... oui , Annette, c’est ça... Si chez moi le moral est un )>eu déterrioré, ce ii'cst pas ma fante, c'est la faute d'une femme... que j'ai aimée... ah! que J'ai aiiuéc... crânement.

ANNETTE , A p«rL

Moi!..

JULIEN

Oui, une certaine Caibcrinc... (Riant d’un rire forcé.) Mais j'étais bien conscrit, n'est-cc pas, de croire à la fidélité du seve, et vous avez dû joliment rh'C à mes dépens.

ANNETTE

Oh ! vous pouvez croire que je...

JULIEN

Non, pas vous... l'autre , cette Catherine qui faisait la sainte-iiitouche, tandis que...

ANNETTE

Ah! IL Julien, me traiter ainsi...

JULIE.N

Ne parlons plus d'elle, mais de vous, mademoiselle Annette... au moins, nous ne nous tromperons pas, nous savons à quoi nous en trniir l'un et l'autre; vous me plaisez, je ne dois pas vous être indiOérent , quand ça ne serait que par l'uniforme... et si votre c«Eur est en disponibilité, aidez-moi, pour quel«|ue temps, à oublier Catherine... celle Catherine que...

(Il essuie une larme h part.)

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