II. moiER, en dehors
Annette!
MACLOIRE.
Je disque quand votre oncle n’avait que moi pour^rvante, il était mieux seni, Histigris!.. (A part.) Attends donc, Je vas te...
JULIEN , prenant le plat et le mettant entre les mains de Maitloire.
Vrai?., en ce cas. continue, continue, mon garçon...
AN.NErUE.
Mais non , c’est à moi...
JULIEN
Laissez-le faire, puisqu'il s’y entend si bien. M.\GL01AE. SC fâcliaiu.
A la fin...
Jtl.IlN.
Allons, conscrit de cuisine, pas accéléré, en avSaiit. marche, ou gare les côtelettes!..
MACLOIRE, le plat k b main.
Ali ! mamzelle Amietic, manizelle Annette...
mon froui se couvre «l’une pudique rougeur... Aïe! ça brûle!.. (il rentre.)
SCKNK IX.
miEN. ANNETTE.
ANNETTE
Vous me retenez, mais votre oncle...
JULIEN
Mon oncle, son souper est servi, il a son affaire ; occupons-nous de la nôtre.
(Il lui prend la taille cavalièrement.) ANNETTE, le repoussant doucement.
M. Julien...
MAGLOIRE, de même.
Mamzelie Anneue!..
JULIEN
Qu'est-ce que c'est que ça , Annette ?
ANNETTE
C’est moi.
JULIEN
Vous avez changé votre nom? vous avez bien fait!.. J’approuve, parce «pie Calherinc , ca me rappelait., suflit l tandis qu’Annette... eh bien ! c’est du nouveau, ça change , n'est-ce pas, petite mère? (Il lui prend la taille.)
ANNETTE
Lnissez-moi, M. Julien... vous entendez bien qu’on m'appelle.
Vous laisser, quand Je vous retrouve ! (A part.) Pas si jobard , cette fois.
SCÉNKYIll.
Les Mêmes, MAGLOIRE.
MAGLOIRE
Manuelle Anncne , à la fin , c’est indécent I Monsieur V Curé attend.
ANNETTE
Ce n’est pas ma faute...
MAGLOIRE
Si vous ne causiez pas avec des soldats..
JULIEN
Qu’est-re que tu dis, Misligris?
JULIEN
Ah! «lame! je suis dragon, voyez-vous, mamzclle Annette... oui , Annette, c’est ça... Si chez moi le moral est un )>eu déterrioré, ce ii'cst pas ma fante, c'est la faute d'une femme... que j'ai aimée... ah! que J'ai aiiuéc... crânement.
ANNETTE , A p«rL
Moi!..
JULIEN
Oui, une certaine Caibcrinc... (Riant d’un rire forcé.) Mais j'étais bien conscrit, n'est-cc pas, de croire à la fidélité du seve, et vous avez dû joliment rh'C à mes dépens.
ANNETTE
Oh ! vous pouvez croire que je...
JULIEN
Non, pas vous... l'autre , cette Catherine qui faisait la sainte-iiitouche, tandis que...
ANNETTE
Ah! IL Julien, me traiter ainsi...
JULIE.N
Ne parlons plus d'elle, mais de vous, mademoiselle Annette... au moins, nous ne nous tromperons pas, nous savons à quoi nous en trniir l'un et l'autre; vous me plaisez, je ne dois pas vous être indiOérent , quand ça ne serait que par l'uniforme... et si votre c«Eur est en disponibilité, aidez-moi, pour quel«|ue temps, à oublier Catherine... celle Catherine que...
(Il essuie une larme h part.)