SCÈNE X
vottsqve j’entends?., vous, « timide, si bon-*®* néte...
JUUEîf.
Antre temps, autres mœurs... votre ou> vrage.
ANNETTE
Il est donc vrai que vous ne m'aimez plus ! que vous me méprisez.
JILIFN.
Et ça vous étonne, vous ?
AN.NETTE
Si vous saviez!..
JULIEN
Ob! pas d'explications!.. Avec un ami , on coup de sabre; avec une femme, un baiser...
comme dit Bertaud.
ANNETTE
Ab! Bertaud!
JULIE.N
Vous dites?
ANNEiTE, vlvemefit.
Rien ! rien ! je n'ai rien dit ! ^Apercevant TAbbé.) Qel!..
JULIEN , se sê|>aranl d'elle.
N'ayez pas l'air... Mi vu ni connu!
SCÈNK X.
Les Mêmes, M. DiDlER, MAGLOIRE.
MAGLOIRE, bas S TAbbé, qui s'est arrêté dans le fond.
Allons, ferme, ferme!..
M. DIDIER, à Maglolre.
Toi, d'abord, ferme ta porte, et laissennoi tranquille!..
MAGLOIRE, de même.
Voilà le moment de vous moiiircr.
M. DIDIER, entre Anneite et Julien.
Eh bien! garçon, lu n'as pas Uni de fumer ta pipe?
MAGLOIRE
C'est singulier , ça oc .sent pas le tabac.
JULIEN
C’est que je causais avec cette jeune fille , et devant le beau sexe le tabac et les gros mots sont misa la réserve, on soit vivre... sacre... ah! pardon.
(11 bat le briquet et allume .sa pipe.)
MAGLOIRE , près d'AiuieUc.
Vous êtes bien rouge, M"* Annette, ab I bon Dieu, comme vous éies rouge.
(Il fait passer le Curé & sa place.)
M. DlüiEH, avec unesorle de sévérité.
C’est sans doute la honte de s'éirc trouvée seule, si loog>temps, avec un homme qu'elle ne connaît pas.
MAGLOIRE , a part , entre le Curé et Julien.
Il lui aura dit quelque chose de leste.
U. DIDIER, à Annette.
N'estd) pas vrai?
JULIEN , fumant et passant A son oncle.
Ne faites pas attention , mon ooclc... je parlais à cette jeunesse , d'une autre, d'une de ses amies, de Catherine JoliveL..
MAGLOIRE, seul A gauche.
De ma cousiue ? ^
JULIEN
Ab ! c'est votre... (Aoneiie lui fait ou sigoe de supfdication.) Jc vous en fais mon compliment à tous les deux.
M. DIDIER
Tu la connais donc aussi cette Catherine ?
(Il va «'asseoir; Aimettc reste près du fauteuil.)
JULIEN
Je crois bien; figurez-vous, mon oncle du bon Dieu, qu'un jour... c'élftit.. non... c’était plutôt... si fait... enfin n'Importc... Je suis envoyé en ordonnance, je tombe de cheval eu traversant Poiit-Sainie-Maxcnce, jc n'étais pas fort cavalier, alors...
MAGLOIRE
Comme moi, comme moi , les piacettes de M. le Curé . quoi !..
JULIEN, fumanl toujours.
J'avais la jambe un peu chagrinée, on me dépose chez ia tante à Caibermc.
MAGLOIRE
Ma tante Derniclc?
JULIEN , lui «crraul la mai').
Ah! c'est aussi votre tante; jc vous en fais mon conipiiment de rechef... c'était bien la plus méchante, la plus acariâtre, la plus... enfin n'importe...
MAGLOIRE
Comme il aplatit ma famille.