‹ Laa servante du curé comédievaudeville en un acte mèlée de couplets par mm Bayard, Xavier et Masson, représentée, pour la premiére fois a Parissur le Théâtre du PalaisRoyal le 23 mai 1840Chapitre 17 sur 34 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

vottsqve j’entends?., vous, « timide, si bon-*®* néte...

JUUEîf.

Antre temps, autres mœurs... votre ou> vrage.

ANNETTE

Il est donc vrai que vous ne m'aimez plus ! que vous me méprisez.

JILIFN.

Et ça vous étonne, vous ?

AN.NETTE

Si vous saviez!..

JULIEN

Ob! pas d'explications!.. Avec un ami , on coup de sabre; avec une femme, un baiser...

comme dit Bertaud.

ANNETTE

Ab! Bertaud!

JULIE.N

Vous dites?

ANNEiTE, vlvemefit.

Rien ! rien ! je n'ai rien dit ! ^Apercevant TAbbé.) Qel!..

JULIEN , se sê|>aranl d'elle.

N'ayez pas l'air... Mi vu ni connu!

SCÈNK X.

Les Mêmes, M. DiDlER, MAGLOIRE.

MAGLOIRE, bas S TAbbé, qui s'est arrêté dans le fond.

Allons, ferme, ferme!..

M. DIDIER, à Maglolre.

Toi, d'abord, ferme ta porte, et laissennoi tranquille!..

MAGLOIRE, de même.

Voilà le moment de vous moiiircr.

M. DIDIER, entre Anneite et Julien.

Eh bien! garçon, lu n'as pas Uni de fumer ta pipe?

MAGLOIRE

C'est singulier , ça oc .sent pas le tabac.

JULIEN

C’est que je causais avec cette jeune fille , et devant le beau sexe le tabac et les gros mots sont misa la réserve, on soit vivre... sacre... ah! pardon.

(11 bat le briquet et allume .sa pipe.)

MAGLOIRE , près d'AiuieUc.

Vous êtes bien rouge, M"* Annette, ab I bon Dieu, comme vous éies rouge.

(Il fait passer le Curé & sa place.)

M. DlüiEH, avec unesorle de sévérité.

C’est sans doute la honte de s'éirc trouvée seule, si loog>temps, avec un homme qu'elle ne connaît pas.

MAGLOIRE , a part , entre le Curé et Julien.

Il lui aura dit quelque chose de leste.

U. DIDIER, à Annette.

N'estd) pas vrai?

JULIEN , fumant et passant A son oncle.

Ne faites pas attention , mon ooclc... je parlais à cette jeunesse , d'une autre, d'une de ses amies, de Catherine JoliveL..

MAGLOIRE, seul A gauche.

De ma cousiue ? ^

JULIEN

Ab ! c'est votre... (Aoneiie lui fait ou sigoe de supfdication.) Jc vous en fais mon compliment à tous les deux.

M. DIDIER

Tu la connais donc aussi cette Catherine ?

(Il va «'asseoir; Aimettc reste près du fauteuil.)

JULIEN

Je crois bien; figurez-vous, mon oncle du bon Dieu, qu'un jour... c'élftit.. non... c’était plutôt... si fait... enfin n'Importc... Je suis envoyé en ordonnance, je tombe de cheval eu traversant Poiit-Sainie-Maxcnce, jc n'étais pas fort cavalier, alors...

MAGLOIRE

Comme moi, comme moi , les piacettes de M. le Curé . quoi !..

JULIEN, fumanl toujours.

J'avais la jambe un peu chagrinée, on me dépose chez ia tante à Caibermc.

MAGLOIRE

Ma tante Derniclc?

JULIEN , lui «crraul la mai').

Ah! c'est aussi votre tante; jc vous en fais mon conipiiment de rechef... c'était bien la plus méchante, la plus acariâtre, la plus... enfin n'importe...

MAGLOIRE

Comme il aplatit ma famille.

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