SONS
qu’icl c’est caise » MAle de
1ener er de u de r a de ns la
ces fortes vagues, longues souvent de plusieurs centaines de pieds, arriver à terre en s’élevant parfois à une hauteur de cinq à six pieds, puis se déverser subitement par le haut, couronnées tout le long d’une crête d’écume blanche comme la neige! It aussitôt cette écume bouillonnante recouvre toute la plage, sur une profondeur de vingt à trente pieds, comme d’une dentelle délicatement nuancée, sur laquelle déferle à l'instant une autre lame dont le flot paraît glisser dessus sans y mêler ses eaux,
En même temps d’autres vagues viennent incessamment se ruer
contre les rochers voisins qui leur barrent la route, et lancent à des hauteurs considérables leurs eaux écumantes. Le bruit de ces vagues qui se brisent de toutes parts, contre les récifs ou sur les sables du rivage, est vraiment formidable ; jour et nuit vous l’entendez, solennel et faisant presque trembler le sol, sur toute cette côte. Ce bruit et ce spectacle, variés toujours dans leur persistance, ont quelque chose de fascinant ! Je comprends chaque jour davantage combien ceux qui ont goûté de la mer, ne peuvent plus s’en passer : navigateurs, pêcheurs, tons ceux qui habitent sur le bord des océans.
L'un de ces soirs, j'allai trouver deux petits Montagnuis qui, de la plage, pêchaient la morue, Le plus grand, épiant la minute favorable, lançait au loin, entre deux vagues, sa longue ligne bien amorcée; tandis que l’autre, dès que le flot se retirait, se hâtait de saisir le petit capelan que la vague avait peut-être étourdi en le projetant avec violence et qui n'avait pas suivi le mouvement de l’onde se retirant: ce petit poisson, c’est la “ bouette” dont le grand frère se servira pour garnir le eroc de sa ligne,
Je connais des mères qui ne pourraient goûter un instant de repos, s'il leur fallait élever leur famille si près de l’eau. Ces craintes sont justifiées, pour les familles qui habitent sur le bord des rivières ou des lacs; et trop d'exemples le prouvent chaque été. Les dangers sont bien moindres sur ces rivages en longue déclivité où l’eau n’est profonde que loin de terre. Aussi les accidents sont ici extrêmement rares. Et pourtant, on peut dire
que les enfants d'ici ont sans cesse une ligne dans une main et une rame dans l’autre, Il ne s’en noie pas plus pour tout cela.
JEUDI, 20 JUIN.—N ous devons partir de Sheldrake, ce matin, pour Ja RIVIÈRE-AU-TONNERRE, endroit distant de cinq milles, Mais le vent ne souflle pas dans nos intérôts, et comme aucun Sheldrakien ne sait plus où l’on a remisé l« corde à le virer, force nous est de laisser là le yacht de M, l'abbé Bouchard, M. Touzel nous offre de nous faire conduire au poste suivant en baleinière, Très bien ! Va pour la baleinière !
Une baleinière: ce mot m'était fort suggestif, Je voyais déjà le harpon, sa longue corde, et, naturellement, une baleine, puis une course périileuse à sa remorque, et le dépecage, et les barils d'huile, Mais il aurait été difficile d’extravaguer davantage, puisque, comme je l’appris bientôt, au Labrador et ailleurs on appelle baleinière une grande barque de vingt-cinq pieds de quille en moyenne, dont on se sert pour seiner la bouette, Ma baleine ne tarda done point à prendre le large, et mes barils imaginaires se vidèrent rapidement,
Vers midi, nous quittons avec regret la famille Touzel et nos autres bons amis de Sheldrake, et nous prenons place dans la baleinière toute pavoisée de grands pavillons. Ces sortes de barques sont pointues aux deux bouts, et peuvent porter trois mâts chargés de voiles. Mais comme il n’y avait rien à faire pour nous avec ce vent d'est, quatre vigoureux rameurs nous poussèrent rapidement dans la bonne direction ; il y avait aussi à bord une autre équipe de quatre hommes pour remplacer les premiers quand ils seraient fatigués, et un capitaine, ce qui formait un bon équipage. Plusieurs des hommes avaient emporté leurs fusils, et ils brûlèrent beaucoup de poudre pour annoncer aux gens de la côte et aux pêcheurs du large le passage du premier Pasteur,
A l’ouest de la Rivière-au-Tonnerre, une série de petites îles sont parsemées le long de la côte. Nous passons entre ces ilots et la terre ferme, pour y avoir une mer plus calme. À
Hiesur
connai diriges directi c:lles tl'ois 1 toutes d'ocre
Nou atin de dont le puissen la form lier, et flotteur vers le yeant, à accès d s'échap} use, leuses {
La ri
a donné
bien d’:
le const
céder 4
SVants
dents de
rivière,
non, ba
{ le f rtes
st l’un
torturer
1—STATI hiants ; 46
yais sine, t les vaneurs ls de
Ma arils
nos 18 la s de trois faire nous ussl r les qui emnpour e le
stites > CES
Se À
inesure que les barques de pêche mouillées au large avaient connaissance de notre passage, elles levaient leurs voiles et se dirigeaient vers la terre, Cette flottille courant dans la même direction était d’un effet très pittoresque, Ces barges, comme celles de certains autres endroits que nous avons visités, sont à trois mâts et à trois voiles; mais, ici, ces voiles sont presque toutes de teinte rougeñtre, On m'explique que la peinture J'ocre dont on les recouvre prolonge de beaucoup leur durée,
Nous passâmes près d’un {rap-net tendu non loin du rivage, atin de prendre quelque connaissance de cet engin de pêche, dont le coût est trop élevé pour que beaucoup de particuliers puissent s’en procurer, Le trap-net est un immense filet ayant la forme d’un sac, dont la partie inférieure repose au fond de la mer, et dont les bords sont soutenus au ras de l’eau par des flotteurs en liège, Un rets simple, qui y est attaché, se dirige vers le rivage et barre la route au poisson ; celui-ci, en le lonveant, arrive à une entrée perfidement disposée qui lui donne accès dans le filet ou trap-nel dont il ne peut plus guère s'échapper, Les barques viennent ensuite s’y charger à leur aise, [Il arrive parfois que l’on capture là-dedans de fabuleuses quantités de morues,.
La rivière au Tonnerre, où nous entrons pour prendre terre, a donné son nom à la localité', comme la chose s’est faite en bien d’autres endroits de la Côte, ainâi qu’on a été à même de le constater plus d’une fois dans ce livre, Cette facon de proceder a le mérite de simplifier la science géographique. Si les “avants avaient la moindre pitié pour le jeune âge, tous les aceidents de la croûte terrestre que l’on rencontrerait en un même lieu, rivière, montagne, lac, etc., seraient ainsi désignés par un même nom, baroque autant qu’ils le voudraient; et cela réduirait en de fortes proportions l’amas de dénominations géographiques qui st l’un des plus parfaits instruments de supplice inventés pour torturer l'enfance, Mais, allez done faire entendre raison à des
STATISTIQUES.— Population: 51 familles, 254 personnes, dont 177 commuhiants ; 46 confirmés. Une famille protestante de 5 personnes.
savants ! Chacun d'eux continuera à y aller de son petit nom: chaque fois qu'il le pourra, ailleurs sans doute que sur cette Côte Nord, qui est joliment à l'abri des savants.
Il me tarde de dire, afin de rassurer les personnes craintives, que, à part le nom lui-même de cette rivière et de ce lieu, il n'y a, pas plus ici qu'ailleurs, de foudre en réserve pour éclater les poteaux du télégraphe, décapiter les cheminées et électrocutionner les gens, Mais voici comment on explique qu'un si petit cours d’eau ait recu une dénomination aussi effrayante, A trois milles de son embouchure, cette rivière descend une cascade haute, paraît-il, de 400 pieds, Or, comme on le sait, les rivières n’ont pas coutume de faire de ces chutes sans le dire bruyamment à tous les échos, Il faut croire que celle-ci s’est encore moins gênée de troubler le silence de ces solitudes, puisque l’on a erx devoir lui donner un nom qui rappelle les tapages les plus effrayants qui se produisent dans la nature,
La rivière au Tonnerre arrive au fleuve à travers des rochers dénudés où se brise l'effort des vagues, et les petits vaisseaux ont dans son estuaire, ainsi que dans de petites eriques un peu plus à l’est, des bassins tout à fait commodes ; aussi l'on voit une multitude d’embarcations de pêche aller s’y mettre en sûreté,
L'église et le village sont du côté de la rivière, — En 1850, il n’y avait, à Saint-Hippolyte de la Rivière-au-Tonnerre, que trois habitants, ÆEn ce temps-là, tout ce pays était recouvert de grand bois, Les gens de la baie des Chaleurs y venaient déjà pêcher durant Pété, mais personne n’y restait l'hiver. Déjà aussi la maison The LeBoutillier Brothers Co., Limited, de Pasptbiac, y avait commencé l'exploitation de pêcherie qu’elle y continue encore,
Autrefois, quand le missionnaire passait, la population s’assemblait dans la maison de M, Narc. Lévêque, où se faisaient les offices religieux. C'était et c’est encore sous ce toit hospitalier que réside le prêtre durant qu’il donne la mission, et
Monsei
Rivière
Vers ensuite la moit
Enfi:
actuelle et l’on t parler, € tôt un € rale, on
drapeau
Les :
bien ag!
bonne t:
Sheldral} jusqu'à l dura tre jours de le progré tuelles, € qu'était
résidaier
et la mis
Il est Ici, on
pêche pas
sources
pour se I
nor):
cette
tives, eu, il later élecun 8 lé, À une sait, saus que le ces ù qui dans
chers seaux 1 peu à voit
re en
50, il > trois rt de t déjà aussi ’aspé-
lle y
’ S'a8saient spita-
mn, el
Monseigneur a accepté aussi d'y loger durant son séjour à la Rivière-au-Tonnerre,
Vers 1875, on éleva une petite chapelle, et l’on y ajouta ensuite une construction de dimensions assez considérables, dont la moitié servit d'école, et le reste fut la sacristie de la chapelle,
Enfin, en 1891, on érigea en face de cette chapelle l'église actuelle (40 pieds sur 30), dont l’intérieur est en partie achevé, et l’on transporta au bon endroit la construction dont je viens de narler, et qui est entièrement employée comme sacristie, Bientôt un clocher s’élèvera sur l'église, Pendant cette visite pastorale, on appelait les gens aux exercices religieux en hissant un drapeau au bout d’un mât planté au centre du village.
Les alentours de la Rivière-au-Tonnerre n'offrent rien de bien agréable à l'œil, tant le paysage est dépourvu d'arbres de bonne taille, C’est le résultat d’un incendie qui s’alluma à Sheldrake le 11 juillet 1882. Le vent de nord amena le feu jusqu’à ce village, qui fut presque totalement détruit, L’incenaie dura trois semaines dans les forêts, et s'étendit jusqu’à trois jours de marche à partir de la côte. Ce désastre a bien retardé le progrès de la Rivière-du-Tonnerre, dont les constructions actuelles, quoique fort convenables, ne donnent pas l’idée de ce qu'était autrefois ce village, Sur les quarante familles qui y résidaient jusque-là, une douzaine seulement n’émigrèrent pas, et la misère fut grande l'hiver suivant.
Il est temps de parler de la pêche et de la chasse.
Ici, on ne fait pas la chasse d'hiver au loup marin; on n’y pêche pas non plus le hareng: on n'a pas, en général, les ressources nécessaires à l'acquisition du matériel qu'il faudrait pour se livrer à ces occupations.
I n’y a que deux rets tendus pour le saumon, lun dans la rivière, l’autre dans la mer, Cela indique assez que ce poisson ne donne pas ici en grande abondance,
Comme je l'ai dit, c’est la maison LeBoutillier qui exploite ici l'industrie de la morue, Elle possède, outre la maison de l'agent, plusieurs grandes constructions à l’usage de ses employés où pour emmagasiner le poisson, Elle emploie, avec les gens de l'endroit, environ 80 hommes qu’elle fait venir de là baie des Chaleurs, pour le temps de la pêche, du 29 mai au 20 août, C’est de Bonaventure et surtout de Paspébiac que viennent ces hommes. La Compagnie, moyennant un loyer de #20 pour la saison, leur fournit les embarcations, les agrès nécessaires et la bouette, et de plus les loge d£.1s de grandes maisons, dont l'extérieur soigné rappelle les beaux bâtiments qu’elle possède à Paspébiac. Ces maisons, que on appelle cookrooms, sont moins finies à l’intérieur, et ne sont pas divisées par des cloisons ; l'étage supérieur sous le toit est un dortoir commun ; le bas de la maison sert à ia fois de cuisine, de réfectoire, et de salle commune. Les hommes se fournissent et préparent euxmêmes leurs aliments, la Compagnie leur donnant seulement le bois nécessaire à la cuisson, Quant à ce qu'ils gagnent en truvaillant à leur rude métier, le prix n’en est pas fixe, mais dépend du nombre de drafts que pêche chacune des barges, et peut varier chaque année, sui, ant les fluctuations du marché.
Ces gens de la baie des Chaïeurs sont des cultivateurs ou des fils de cultivateurs, qui viennent à la pêche après avoir ensemencé les terres, et qui s’en retourneront à temps pour coupel les foins et les céréales. La Compagnie les transporte à ses frais, en goélette, Ceux qui en ont besoin reçoivent, durant l'hiver, des avances de provisions qu’ils paieront avec leur
an de l'été, Quand ils n’ont pas de ces dettes à acquitter, où
si les profits de lecr pêche surpassent la somme qu’ils doivent, la Compagnie ieur paie ce qui leur revient, Et c’est pour tou ce monde le seul moyen de faire un peu d'argent ; car, dans leurs paroisses, le commerce est absolument nul, à cause du manque de voies de communication,
trois « pour Ie les gr il fauc morue emploi de eert Out péchen etc., et vendre prépare des drai gTOS$Se ] gens se Plusieu:
leurs re l’aisance y:
l'import:
larve, et une dist Une | Chaqi les petit oit sou lettres J
LUNDI dey ions rature es arrivée, i pas cessé
mettions
15 la
loite Il de elic les ie la u 2Ù vien- AL \ÉCes- ISOHS, w’elle O0MS, ir des mun ,; et de euxint le 1] trü- | mais res, el irché, ju «les ense- OU pe] à ses uranl * leur er, où ivent, r tout , dans
Se du
Il y a du côté ouest de la rivière au Tonnerre, cinq “cookrooms,” trois où logent les drafiers (ceux qui pêchent la morue), un pour les trancheurs (ceux qui préparent le poisson) et un pour les graviers (qui le font sécher), Ces dénominations auxquelles il faudrait aussi ajouter celle de saleurs (ceux qui salent la morue), indiqueut les diverses catégories d'hommes que le: emploie. “Gravier” vient de “grave,” manière dont les gens de certains endroits de la Côte prononcent le mot “ grève.”
Outre les pêcheurs à la draft, un ce‘tain nombre d'habitants pêchent la morue en fournissant enx-mêmes les embarcations, ete, et font sécher le poisson chez eux, [ls sont certains de vendre aux “bourgeois ” toute la morue sèche qu’ils pourront préparer,même après la date du 20 août, où finissent les contrats des drafiers. Ils préfèrent pourtant, après cette date, réserver la grosse morue pour la saler et la vendre verte à Québec. Ces gens se font ainsi un gain annuel moyen variant de $200 à 400, Plusieurs font aussi la chasse pendant l'hiver et accroissent leurs revenus de $100 à $200, C'est, sinon la richesse, au moins l’aisance.
[ y a ici environ 85 barges de pêche, ce qui indique assez l'importance de lendroit, On va pêcher à quelques milles au larve, et les barges sy mettent en ligne en laissant entre elles une distance de quelques arpents.
Une barge toute gréée coûte environ 100,
Chaque jour, nombre de pêcheurs apportent à Monseigneu les petits pavillons de leurs barges pour les faire bénir, On
oit souvent sur ces pavillons l’emblème du Sacré-Cœur, les lettres J, M. J., etc.
LUNDI, 24 JUIN.— La retraite s’est terminée ce matin, et nous devions partir immédiavement pour Magpie; mais la temptrature est loin de le permettre. Depuis jeudi, le jour de notre arrivée, il fait un fort vent d’est, et depuis vendredi la pluie n’a
pas cessé de tomber, Il n’est donc pas possible que ncus nous mettions en route aujourd’hui, Cependant M. Fabbé Bouchard,
qui n’en est pas à ses premières courses, part à pied pour Magpie, à une heure de l'après-midi : il paraît que ce trajet de cinq lieues est particulièrement difficile, surtout par un temps pareil.
Je remarque que, ici surtout, les chiens font un vacarme infernal durant la nuit; et je ne conseille pas aux gens qui ont perdu le sommeil de venir le chercher à la Rivière-au-Tonnerre, où ils ne le retrouveront certainement pas. On garde à la chaîne bon nombre de ces chiens, que leur humeur vagabonde entrainerait sur les emplacements de certains propriétaires qui ne se eéneraient peut-être pas de les tuer, et ce serait souvent une perte très sérieuse. Mais on ne s’est sans doute pas donné la peine d'expliquer tout cela aux prisonniers, qui ne paraissent pas se douter des avantages de leur position, avantages d’ailleurs qui ne sont pas toujours de nature à faire des envieux. Jai vu, par exemple, un chien attaché à un poteau, au milieu d’un champ, et sans aucun abri, subir ainsi ces quatre jours de tempête et de ptuie: j'étais ému de pitié pour ce pauvre animal, surtout la nuit, qu'il passait presque tout entière à hurler ou plutôt à oémir de la facon la plus déchirante, Je dois pourtant ajouter que j'en ai entendu d’autres, ailleurs, gémir de la même manière durant la plus belle nuit, C’est peut-être la facon de ces chiens de faire des sonnets à la lune, S'il n’en est pas ainsi, je n’y comprends plus rien et je leur jette ma langue; et je prie M. Garner, qui ne s’est pas absolument couvert de gloire dans son excursion nez les singes de l'Afrique, d'essayer de se reprendre avec les chiens du Labrador.
Les Juif. à la rivière au Tonnerre ! — à pièce que j'habite, chez le brave pêcheur acadien qui me donne l'hospitalité, était
occupée, l’année dernière, par an colporteur juif qui passa l'été
Je ne
l’une «
MA cessé, parti d lorsqu’ selunet prendr Nous MAIS à trons 1 aussitô homme Le Bout évard d relevaie le vent
Le ] droit de 99 bare éloiuné plus or viennen
C honm
arues ] \ tro one
ne para
olais rat
Hontolre
nal rdu
où \ine raie se une eine CRE qui À par amp, te et ut la
SHELDRAKE—RIVIÈRE-AU-TONNERRE 161 à la Rivière-au-Tonnerre, où il exercait son bedit gommerce, Je ne pensais pas la question juive rendue si loin! Ce n’est pas l’une des mc* \dres surprises de mon voyage sur la Côte Nord.
cessé, Il était décidé que nous allions attendre le Str Otter, parti de Québec samedi et que le mauvais temps a fort retardé, lorsqu'à midi une dépêche de M, l'abbé Bouchard informe Monseioneur qu'une baleinière va partir de Magpie pour venir nous prendre au Dock, à 4 milles d'ici, et nous transporter à Magpie. Nous partons aussitôt dans une embarcation à quatre rames ;
MakDI, 25 JUIN.— Vent d'est toujours; la pluie a presque
mais à un mille et demi de la Rivière-au-Tonnerre, nous rencontrons la baleinière envoyée au-devant de nous, et y montons aussitôt, Cette grande embarcation, portant un équipage de treize hommes, était
gracieusement fournie par l’agent de la maison LeBoutillier à Magpie, M. LeBoutillier, qui s’est montré à notre
égard d’une courtoisie parfaite. Deux équipes de six rameurs se relevaient lune l'autre, et le voyage se tit rapidement, malgré le vent et le courant contraires,
Le Dock, devant lequel nous passâmes bientôt, est un endroit de pêche, où la maison Robin possède un établissement et 30 barges, Quatre families résident permanemment à ce poste éloigné de quatre milles de la Kivière-au-Tonnerre ; mais le plus grand nombre des pêcheurs sont des gens du Sud, qui viennent passer ici la saison. Tout ce monde pêche à la draft, Ce nom de Dock vient de ce qu’on a creusé là un bassin où les
arges peuvent havrer sûrement,
A trois milles à l’est du Dock, se trouve RIDGE POINT ou, omme on dit par ici, Richepointe, dénomination qui pourtant ne paraît guère appropriée. Quant à “ Ridge Point,” le mot ar.glais ridge (récif, banc de rochers) indique assez que le promontoire qu'il y a là est formé d’un amas de rochers entassés les un, sur les autres, La Compagnie Robin y possède un
lissement qui emploie 35 barges. Cinq familles seulement lent de façon permanente à cet endroit, et y font la pêche {
162 LABRADOR ET ANTICOSTI ( en \
ns mn ne ennenenenenne mn ss» /
à la draft, comme les gens de la baie des Chaleurs qui y passent l'été, Le premier qui s’est établi là est un M. J. Renouf, un Jersais ; il y est encore,
Plus loin, à deux milles environ, c’est JUPITAGAN, habité par quatre familles, qui pêchent le saumon et la morue, De cet endroit, il ne reste plus que quatre milles à parcourir pour atteindre Magpie. :
Notre embarcation, poussée par six rames vigoureusement maniées, glisse sur les vagues qui nous secouent joliment, Une entr
' \ : : FS biacs, ” Nous passons près d’un baleineau qui paraît prendre la vie par do son bon côté, si l’on en juge par les folâtres ébats auxquels il se tes. # livre à fleur d’eau. M. l
3; ' Ut L flottille
Une longue pointe qui s’avance dans la mer nous dérobe crie agric
encore l’intérieur de la baie de Magpie. Nous en voyons bien- . rienté:
tôt sortir à toutes voiles une barque envoyée sans doute à la Un hôt
’ . , , CNT à \ Thé is découverte, puisqu’un coup de feu, tiré dès que l’on nous re- je Er
AUtrelo
connaît, signale notre approche à la population du village, situé Départ au fond de la baie.
Il ya pittoresq que dise Robin et onstruct
t les
KW a“
Compagn dans la p
qui forme
D UX « | ICI la sais | 3 | l=Srarren 14 LL iniants, LA
va
lent ent.
par il se
robe pien-
à la 19 l'e-
situé