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put s'empêcher de faire part de ses craintes à son père. « Que voulez-vous, répondit celui-ci, on m’a affirmé que mon enfant était perdue si je ne la déplaçais pas immédiatement, si je ne l’amenais pas à Lacaune ou dans tout autre climat d’altitude similaire, J’ai voulu faire cette dernière tentative pour n’avoir rien à me reprocher. Faîtes tout ce qui dépendra de vous pour la sauver, »
« Comme cette enfant était nourrie à la fiole depuis sa naissance, il n’y eut pas possibilité de lui faire accepter une nourrice. Force fut donc de continuer ce mode d’alimentation, malgré son imperfection; il fallut même, à plusieurs reprises, le suspendre complètement pour la diète excusivement hydrique. Pas d'autre traitement que l’exposition au grand air le plus longtemps possible. |
« Au bout de cinq ou six jours, les selles commencèrent à s'améliorer; elles devinrent moins vertes, moins fréquentes, les vomissements diminuant aussi, l’alimentation put s'effectuer dans des conditions moins défectueuses. Le faciès ne tarda pas à reprendre un peu de couleur, un peu d’expression. Après une quinzaine de jours de séjour, elle commença à regagner un peu de poids et, vers le miiieu de septembre, elle quitta Lacaune dans un état de santé relativement satisfaisant, C’est aujourd’hui une superbe jeune fille, »
OBSERVATION N° 2. —— « Le petit R.…, de Montpellier, âgé de six mois, arriva à Lacaune le 6 août 1905, dans des conditions à peu près identiques à celles de la fillette dont il vient d’être question dans l’observation précédente, Heureusement qu’il avait été nourri au sein et qu’on put immédiatement lui donner une nouvelle nourrice excellente. L’acide lactique fut essayé sans succès; il ne fit qu'augmenter les vomissements. Renonçant à toutes médications, on se contenta du lait de la nourrice pris d’une façon bien réglée et de la vie au grand air. Une amélioration sensible ne se fit pas longtemps attendre et cette amélioration se maintint, malgré un double changement de nourrice imposé par des circonstances fâcheuses. Dans les premiers jours de septembre cet enfant pouvait rentrer à Montpellier, sinon complètement guéri, du moins tout à fait hors de danger, »
Nous ne jugeons pas utile de multiplier les exemples à l'appui de faits jugés par tous incontestables. Leur énumération deviendrait d’ailleurs sans intérêt en raison de leur analogie,
ETATS ARTHRITIQUES de ENFANCE
Rappelons en passant les effets heureux du climat de Lacaune dans les diverses manifestations de la diathèse arthritique. Nous ne nous y arrêterons pas car ils sont signalés dans de nombreux ouvrages et bien connus de tous. Citons ces deux observations du Docteur H.. Vi- GUIER :
OBSERVATION N° 1. — Lucien A, 11 ans, a présenté peu après sa naissance l’eczéma classique du nourrisson, a habité Soual (Tarn), vallée de l’Agout, puis Camarés (Aveyron) et, à partir de sept ans, il a été sujet à des crises fréquentes et déprimantes d'asthme infantile, Il nous est envoyé en décembre 1936, pèse alors 31 kg. 300, et présente plusieurs crises journalières. En janvier 1937 : quatre crises seulement dans tout le mois, allant s’atténuant graduellement : une forte, deux moyennes, une légère,
En février, pas de crise.
En mars, crise moyenne.
En avril, crise moyenne.
Jusqu'en novembre, pas de crise. Nouvelle crise légère ce mois-là.
Jusqu'à son départ, en avril 1938, plus de crise. Poids : 37 kg. 500.
OBSERVATION N° 2. — Annette L.…, de Puisséguier, atteinte d’asthme avec crises nocturnes fréquentes et déprimantes.
Traitement : Cure climatique, Boisson d’eau de Bel-Air après un bain de bras, demi-verre matin et soir (extraits cutanés).
Soulagement immédiat des crises nocturnes qui, de trois à quatre, diminuent rapidement et disparaissent totalement en huit jours. Durée de cure : quarante jours.
Avec le Docteur H. SALABERT « attribuerons-nous cette
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forte amélioration à la suppression d’un allergène spécifique que les malades retrouvaient à une altitude plus basse ? Peut-être ! Ce qui est certain toutefois, c’est que nous n'avons pas à Lacaune l'altitude nécessaire pour qu'aucune poussière, aucun pollen ne flottent plus dans l'atmosphère, à la portée des voies respiratoires du sujet. Il serait plus sûr d'affirmer que le climat de Lacaune a calmé cette hyperexcitabilité du système vago-sympathique et bulbaire, ce qui est l'élément essentiel du terrain asthmatique ».
Les AFERI A
De l’Aérium en général.
Les indications de l’aérium sont définies par l’article 14 de l'ordonnance du 31 octobre 1945 :
« Les aéria sont des établissements affectés aux enfants qui sont exposés à la tuberculose mais ne relevant pas du préventorium. » .
1° Enfants présentant une primo-infection tuberculeuse uniquement objectivée par une réaction tuberculinique récemment devenue positive, non accompagnée de lésions décelables ni de réactions thermiques;
2° Enfants relevant d’une infection médicale ou chirurgicale entraînant une convalescence prolongée;
3° Enfants présentant une alteration passagère ou durable de l’état général, si elle n’est pas en rapport avec une infection tuberculeuse evolutive (débiles ganglionnaires) ;
4° Enfants devant être soustraits à la contamination tuberculeuse et séparés du milieu familial quel que soit le sens de leur réaction tuberculinique.
D'autre part, le décret du 24 mai 1948 précise les conditions relatives à la création, l'aménagement, le fonctionnement et la surveillance des aéria.
L'article premier renvoie à l'ordonnance du 31 octobre 1945 pour l’énumération de catégories de malades qui en sont justiciables. Nous venons de les énumérer.
Article II : Suivant leur destination, les aéria sont organisés pour recevoir :
as Re
__ Des enfants du premier âge jusqu’à 3 ans inclus; — Des enfants de 4 et 5 ans;
— Des enfants d'âge scolaire de 6 à 13 ans;
— Des adolescents de 13 à 17 ans.
Les Aéria qui reçoivent plusieurs catégories de sujets doivent établir une section séparée par catégorie. Dans les aéria mixtes, les enfants de chaque sexe doivent avoir des dortoirs séparés à partir de l’âge de 6 ans; à partir de 13 ans, des locaux complètement séparés doivent être réservés à chaque sexe.
Le nombre des pensionnaires pour chaque catégorie sera de :
— 100 à 120 au maximum pour les enfants du premier âge et les enfants ayant moins de 6 ans;
— 200 au maximum pour les enfants d'âge scolaire; — 120 au maximum pour les adolescents.
Article III : Tout aérium doit être situé à la campagne, hors des agglomérations humaines très denses et à distance des routes très fréquentées; il doit être édifié sur un sol sec et perméable, être largement ensoleillé, protégé des vents dominants, convenablement orienté et entouré d’un jardin ou d’un pare ou du moins avoir à sa disposition des espaces libres de préférence ombragés d’une superficie d’au moins un hectare pour cinquante lits. ré
Des pavillons aménagés pour cinquante ou quatrevingt sujets, surtout pour les petits, sont préférables aux grands bâtiments hébergeant ensemble cent cinquante à deux cents sujets. Les aéria doivent être ouverts toute l’année.
Les articles IV à XIV précisent les autres conditions générales que doivent remplir les aéria (intérieur des lo-